‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 172 sur 475 · MORT DU P. CHEMINAIS · texte numérisé non relu

MORT DU P. CHEMINAIS

La Gazette du 6 août, p. 388, écrit:

Le Pére lacques Giroust lesüite, mourut icy le 19 du mois dernier, âgé de soixante cinq ans. Il avoit presché pendant plusieurs années dans les principales Chaires de cette Ville, avec l’applaudissement & lédification du public.

La notice nécrologique de ce prédicateur donne des détails qui pourraient contribuer à mieux faire connaître son rival!. C'était aussi peu de temps après, le 15 septembre, que mourait cet autre prédicateur d’avenir que nous avons déjà signalé, le P. Cheminais, une victime encore, si le mot n’était dur, du zèle d’éditeur de Bretonneau ?.

Dans la série des prédications de cette année, Rochebilière conjecture un sermon de lAssomption lundi 15 août, et celui de saint Louis, 24 août, qui était le patron de cette église de la rue Saint-Antoine dans laquelle Bourdaloue donnait son « mois » des Dominicales et fêtes.

Le sermon pour la fête de saint Louis, dans l’édition Bretonneau fut évidemment, nous l’avons vu *?, donné à Saint-Cyr. Est-ce une raison pour que, malgré la proximité des dates, Bourdaloue ne l'ait point repris, en laissant de côté quelques particularités ?

Pour l’Assomption, nous verrons plus loin la possibilité de dater, par conjecture, le second sermon sur la Dévotion envers la sainte Vierge. Restent attribuables à cette année 1689 le premier sermon sur l’Assomption et aussi les trois points traités sur ce mystère dans les Æxhortations, sous le titre, dû peut-être à l'éditeur, d’/nstruction pour l’octave de l’'Assomption de la Vierge. Le début de ces

1. Né à Beaufort en Anjou en 1624. Son éloge dit que «sa parole était celle d'un orateur, d’un théologien et d'un religieux uniquement préoccupé des intérêts des âmes et de la gloire de Dieu. Cf. Lauras, t. 11, p. 563, et Mémoires de Trévoux, 1701, p. 42.

2. V. plus haut, p. 206, note c, et avent de 1686, p. 648. Bien que mort à Paris, d’après le P. Sommervogel, t. 11. col. 1108, je ne le trouve mentionné ni à la Gazelle, ni au Mercure de cette année. Timoléon Chemipais, né à Paris, 3 janvier 1652, mourut à 58 ans.

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