CONJECTURES SUR UNE OCTAVE DE L ASSOMPTION
«énoncés » qui ressemblent au canevas d’une série d’instructions suivies, promet vraisemblablement les exhor- {ations d’une octave entière. La triple division : la mort des saints; le bonheur des saints; la vraie dévotion envers Ja sainte Vierge, est partagée en paragraphes offrant sans doute les canevas de cette octave. Cette année 1689, où nous savons que certainement Bourdaloue prêchait alors par office à la Maison professe, pourrait être proposée. Cela n’empêche pas d'admettre comme possible cette année le sermon de fête tel qu'il se lit dans l’édition, au second volume des Mystères *.
Le sermon est pour ainsi dire d’un bout à l’autre impersounel et rien n’aide à le dater. Aussi bien, l’auditoire de la Maison professe ne présentait pas, comme ceux de la cour, matière aux compliments officiels, les seuls endroits où des allusions historiques, — et combien vagues ou incertaines encore, — se peuvent découvrir. On conclurait d’une phrase de la péroraison, que le petit livre intitulé Monita salutaria B. V. M. ad suos cultores indiscretos ?, avait déjà paru; on y trouve une évidente allusion.
C’est là un maigre renseignement, car, lelivre clairement désigné datant de 1674, il est malaisé de croire que Bourdaloue ait attendu jusqu’en 1689 pour s’en occuper. Notons que notre orateur, qui a soin de ne donner dans aucun excès, ne fait venir cette réclamation contre les censeurs du culte de Marie, ou mieux des indiscrétions de dévots mal éclairés, qu'après avoir fait lui-même une censure modérée et juste des défauts à éviter dans la manière d’honorer Marie. Après la série des motifs qui nous incitent à invoquer son intercession, il avait dit :
1. T.vi, pp. 279-317, sur le texte de l'évangile de la messe de la fête : Maria oplimam partem elegil quae non auferelur ab ea,