‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 176 sur 475 · LE SERMON SUR L'ASSOMPTION · texte numérisé non relu

LE SERMON SUR L'ASSOMPTION

vostre culte, nous nous confions en vous; mais nostre confiance ne nous fait point oublier, que pour estre recompensé comme vous, il faut par proportion le meriter comme vous ; & que jamais nous ne parviendrons autrement à ce Royaume éternel où nous conduise &c.

Ces divers sermons sur lJ’Assomption, ainsi que l'instruction sur le même sujet, ont pu être antérieurs à l’année 1689 ; il est même aisé de reconnaître, dans un discours sur l’Annonciation, non daté sans doute mais semblant remonter aux premières prédications de Paris, la plupart des éléments de notre premier sermon sur l'Assomption, notamment ce qui concerne la grandeur de Marie fondée moins sur sa maternité que sur son obéissance et son humilité (premier point), ou encore le passage sur limitation possible à tous, des vertus de la sainte Vierge {.

‘ Faut-il conjecturer qu'après le sermon de la fête, par hypothèse, le premier de l’édition, l’octave, si Bourdaloue la prêcha, se continua le mardi 16 août 1689, par les sermons dont nous aurions le canevas au volume des Exhortations, soit un sermon sur la mort de la sainte Vierge dont les trois points sont au premier paragraphe de cette instruction sommaire, un second (troisième de loctave), sur sa gloire au ciel ; les six divisions sur les vertus de Marie, comprenant le second paragraphe, ont pu même fournir deux sermons (quatrième et cinquième de l’octave). La troisième division sur le vrai Culte à rendre à Marie répondrait à la suite des prédications de

1. On peut, en effet, reconnaitre ce sermon de l’Annonciation, surtout d'après le manuscrit de Grenoble (Revue des Sciences ecclésiastiques, mars 1900). Second point, p. 23 du tiré à part: « Non, la gloire de Marie ne vient pas de ce qu'elle a été la mère de Dieu, mais de ce qu'elle a été fidèle à Dieu... de ce qu'elle à été soumise... Fidélité et humilité de Marie, etc.» Ce passage est à rapprocher du premier point de notre premier sermon de l'Assomption qui n’en est qu'une reprise ou qui a été repris là. Cf. pp. ?87 et suiv. et sur l’humilité, la p. 289. Sur l'imitation de Marie à nolre portée, comparer la p. 28, du sermon sur l'Annoncialion avec la p. 297 du premier sermon sur l’Assomplion.

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