‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 188 sur 475 · PROFESSION AU TROISIÈME MONASTÈRE DE LA VISITATION · texte numérisé non relu

PROFESSION AU TROISIÈME MONASTÈRE DE LA VISITATION

et nos cœurs, et ce n’est pas sans raison, nos intimes sœürs, qu'on le nomme par excellence {a mervetlle de son siècle ; les frequentes ceremonies de nos chères novices, nous ont donné le plaisir d'entendre souvent de tres excellents predicateurs.....

C’est le seul document qui nous montre durant ce carême la présence de Bourdaloue à Paris.

la Religion, mais je crois avoir trouvé que c’est celui qu'il prêcha aux Carmelites en 1677. (Voy. à cette date, plus haut, p. 429.)

Il prêchait sans doute plusieurs fois le même sermon. (R.)

C'est Marie-Anne de Bartillac, fille de Nicolas Jeannot, écuyer, Sgr de Bartillac, maréchal de camp, et de feu Anne-Louise Habeit de Montmor, qui prononça ses vœux le 5 février 1690.

« Je Marie-Anne de Bartillac, fille de messire Nicolas Jeannot, escuier, Seig' de Bartillac et autres fiefs, maréchal de camp dans les armées du roy et de feu Anne-Louise Habert de Montmort demeurant dans la rue St Thomas du Louvre paroisse St Germain de l' Auxerrois, aagée de 18 ans et quatre mois, certifie à tous qu'il appartiendra, que de mon propre mouvement et sans aucune contrainte iay ce iourd'huy be fevrier 1690 fait solennellement les vœux et la profession en foy de quoy iay signé ce preseut acte auec Nre tres He mere sup'e et deux témoins qui sont mesire Seigiiere de Buisfran et Mre Seigliere abbé de la Boulidiere.

Sœur Marie-Louise de Bartillat.

L'abbé de la Boulidiere. Seigiiere.

(Hôtel de ville, Etat-civil, registre N° 107 de la Visitation de la rue du Bac, f£u10)e

Marie-Anne ou Marie-Louise (l'entête porte Marie-Anne, et elle signe Marie-Louise de Barullac) devint supérieure de la Visitation de la rue du Bac vers 1724. Leur mère (elle avoit une autre sœur aussi visitandine) avoit été tuée par l'inuiscrétion de Caderousse en 1680, comme le raconte Mue de Sévigné. (Voy. mes cartes Bertillac. Cf. plus haut, p. 5162). Elle avoit pris l'habit de novice, le 3 février 1689. (Hôtel de ville, même registre.) Peut-être Bourdaloue y prêcha-t-il).

Cette autre sœur est Louise-Madeleine de Bertillac, née en 1667 ou 1668, qui prit l’habit le 7 juillet 1683 à 15 ans et demi rue St Antoine, professe 11 juillet 1684, morte à la Visitation de la rue du Bac, le 11 janvier 1705, à 37 ans. (Voy: mes cartes Bertillac.) (R.)

1. A relever, dans le Mercure galant de mars, un détail, corrigé du reste, daus un numéro suivant, relatif à l'abbé Le Gendre, un des contemporains de Bourdaloue, plusieurs fois appelé à témoigner sur son compte. Il s’agit de l'annonce de sa nomination au Canonicat, ainsi notifiée au public : « M. l’Archevesque de Paris qui fait toujours de dignes choix à donné son canonicat (celui de Nicolas Parfait, mort récemment) à M. l'Abbé Le Gendre. Il est de Roüen & avoit abjuré le Calvinisme, il y à déjà quelques annees. [l a paru avec applaudissement dans des chaires très considérables de Paris, où il s’est acquis beaucoup de réputation par son Éloquence,» (P.311.) Il en faut lire le récit piquant dans les Mémoires même de Le Gendre p. 94 — Une réclamation parvint au Mercure qui rectifia dans sa lettre du mois de mai: « Je ne vous ay rien dit que de tres vray sur les applaudissemens que cet abbé a reçeus dans les

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