AVENT A SAINT-NICOLAS DES CHAMPS
De l’avent à Saint-Nicolas des Champs, rien ne nous est parvenu que l'indication de la Liste des Prédicateurs :
A saint Nicolas des Champs. Le Reverend Pere Bourdaloüe,
lesuite : & Monsieur l'Abbé Carbonnier preschera le matin.
Ce fut sans doute un petit avent, qui comprit seulement les sermons des dimanches, si toutefois l’avis de la Liste, restreignant l’avent aux quatre églises de Saint-Séverin, Saint-Sulpice, Saint-Germain -l'Auxerrois et Saint- Eustache, avait toujours vigueur depuis 1686 ?.
On aimerait à rencontrer quelque détail sur cette prédication dans cette église où reposaient les restes de Guillaume Budé depuis 1540, de Gassendi, inhumé en 1655, et de l’érudit Heuri de Valois mort en 1676 et que son frère Adrien y devait rejoindre en 1692. Celui-ci fut-1l par hasard parmi les auditeurs de Bourdaloue, ainsi que Madeleine de Scudéry qui devait n’y venir dormir son dernier sommeil qu’en 1701? Ce qui ne veut nullement faire entendre qu’on dormit aux sermons de notre prédicateur. Mais pourtant ?!
A côté de Treuvé qui, en ce même avent, prêche à Saint-Etienne-du-Mont, signalons, à Saint-Gervais, le P. Séraphin de Paris, qui n’est pas un nouveau venu dans la liste et que nous rencontrerons bientôt à la cour #,
principales chaires de Paris, mais il n'est pas vray qu'il ait esté de la Religion prétendue Réformée. C'est une erreur où m'a fait tomber un faux Mémoire. » — Il est certain que dans l'autobiographie en lête de ses Mémoires, Le Gendre ne laisse rien entendre de pareil.