CHAPITRE QUATRIÈME
LA QUESTION DES DIFFICULTÉS DE ( MÉMOIRE )} DE BOURDALOUE ET LA LÉGENDE DES YEUX FERMÉS.
Sans vouloir lier à la chronologie cet épisode, de sa nature sans date précise, nous le plaçons ici, comme nous avons fait en 1680 pour la légende du 7ues ile vir, car plusieurs allusions du temps nous y invitent. On lit dans des mémoires anciens consultés par Rochebilière :
Le P. Soulage (?) Jésuite, m'a dit que le Père Bourdaloue étoit sept heures chaque jour à apprendre ses sermons par cœur !,
Cette note recueillie avec la date d'octobre 1691, quel que soit le nom incertain de l'intermédiaire à qui l’on doit le renseignement, paraît confirmer l'accident de mémoire constaté au 25 décembre 1689*, dans le compliment final de la station d’avent, et qui n’est point un fait isolé. Il pourrait donc y avoir quelque fondement au récit anecdotique rapporté dans la notice de Labouderie. M. le chanoine Pauthe le raconte en ces termes :
Un autre mot prouve encore combien il s’appréciait peu flatteusement. Il répondait à un ami qui lui demandait quel était celui de
ses sermons auquel il donnait la préférence : « C’est celui que je sais le mieux, parce que c’est celui que je dis le mieux. »
l. Mémoires de Feydeau et Flambart. Biblioth. nat. fr. 10500, t. 7, p.490. (R.)