OUVERTURE DU CINQUIÈME AVENT
eu le Roï de France & toute sa cour à Versailles & du véritable sujet qui en fut la cause, avec la date de 1691. On y lit une satire assez vive de la « mode » se mettant à la dévotion. Mais dans cet engouement, dont la duchesse d'Orléans avait dit déjà au 14 janvier 1688 : « On porte, il est vrai, des croix de diamants, mais ce n’est pas par dévotion, c’est pour se parer” », faut-il voir aussi quelque relation avec le sermon sur l’Hypocrisie que nous rencontrerons au 16 décembre ? Bien que la paroisse et le prédicateur de la cour n’aient eu sans doute aucun rapport, on peut se demander si cette année-là, à l’occasion de la mission, Bourdaloue ne prêta pas son concours à ses confrères ? Ù
La station s’ouvrit le jeudi 1* novembre.
Jeudi 1er novembre, à Versailles. Le roi et Monseigneur firent leurs dévotions, entendirent le sermon du P. Bourdaloue, Vèpres et salut. (Dangeau, t. 11, p- 425).
De Versailles, le 2 novembre 1691.
Le rer de ce mois, feste de tous les Saints, le Roy revestu du collier de son ordre communia...…
L'après disnée, Sa Majesté entendit la Prédication du Pere Bourdaloüe Jesüite, et vespres..… (Gazette de France du 3 nov. 1092, p. 632).
De ce sermon Bourdaloue écrivait dans une lettre latine du 3 novembre, cette allusion qui a déterminé le millésime :
Me trouvant à Versailles, le Jour de la Toussaint, après le sermon prèché devant le roi, j'ai vu M. le Marquis de Barbezieux, fils de feu M. le Marquis de Louvois et présentement secrétaire de la guerre à sa place 3. \
Nous supposerons donc parmi les auditeurs de cette ouverture de l'avent le nouveau secrétaire des guerres. Louvois, en effet, emporté « plus subitement que l’on ne
. Lettre xxx.
. Jaeglé, t. 11, p. 63.
. H. Chérot, Deux nouvelles lettres de Bourdaloue, 1898, p. 23.