TÉMOIGNAGES SUR CETTE STATION
chaire de Bourdaloue l'auditoire distingué, auquel plurent tant les prédications plus (improvisées » de Bourdaloue. Une lettre de Quesnel confirme ce témoignage :
Quesnel à du Vaucel, 28 mars 1692.
‘On m'a envoyé la Liste des Prédicateurs de Paris pour ce carême. Il ÿ en a sept ou huit de l’Oratoire qui remplissent les meilleures
chaires et qui sont assurément des premiers. Ils ont Saint-Paul,
Saint-Gervais, etc., et par dessus tout la chaire du Louvre, devant Sa Majesté. C’est un P. de La Roche qui avoit commencé l’année passée; mais le Roi étant parti pour Mons, il lui dit qu'il vouloit l'entendre cette année, Il y a des Jésuites, mais hors le P. Bourdaloue, le reste est commun, et le P. Bourdaloue prêche en missionnaire à l'hôpital 1.
Peut-être le second théâtre de ces mêmes succès serait-il cet hôpital de la Charité, où préchait cette année même le théologal de Bossuet. Ce qui est certain, c’est le concours qui dut se produire à Saint-Louis de la Salpêtrière, à en Juger par ce fragment de lettre de M**° de Sévigné, postérieur de six Jours à la fête de Pâques, et qui semble donné
par un témoin auriculaire.
A Paris, ce 12 avril 1692.
He Le P. Bourdaloue a prêché encore mieux que jamais à la Salpétrière 2...
Ce serait à ce carême de 1692, à moins que Bourdaloue n'ait prêché plus d’une fois à la Salpêtrière, qu'il faudrait rapporter une des nombreuses excentricités de Santeul. L’admiration bruyante de cet original devait être assez gênante pour le prédicateur qu'il voulait entendre à tout prix, sauf à causer dans l’église un de ces tumultes trop ordinaires alors.
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dans les Hôpitaux autour de Paris où il trouva toujours le même grand monde qui le suivoit à la Ville et à la Cour. (Le Journal des Prédicateurs (sic) ne mentionne que cette station à la Salpêtrière en 1692.) Il y eut au mois d'avril 1692 un Jubilé pour l'Exaltation du pape. Est-ce pour ce Jubilé que Bourdaloue fit son sermon sur le Jubilé? (Voy. au 18 mars 1682 un autre Jubilé.) (R.)