MORT DE PÉLISSON
contre sur L'irreligion, mais il est conuaincu de la longue routte f. Voici les éloges joints à la lettre de Bussy :
En 1675. Ce fut cette année que le R. P. de la Chaise Jesuite, fut choisy pour confesseur du Roy : cest un gentilhomme de merite et d’une grande uertu. Il succeda dans cette fonction aux R. P. Anat, et ferrier et il faut dire la uerité, ce n’est pas sans raison que depuis l'Institution de la Compagnie de lesus, par le grand Ignace de Loyola les Roix de France ont toujours pris dans cet ordre les directeurs de leur conscience. Il n’y a point de société religieuse si utile au Public que celle la, et ou il y ait eu tant de grands hommes; Nous en auons memes dans ces derniers tems quelques uns qui ont adiouté a la doctrine et à la uertu des premiers plus d’eloquence et de Politesse qu'ils n’en auoient, comme entre autres les R. P. Rapin et Bouhours, Illustres par leurs ouurages, et les R. P. Bourdaloue, et Cheminais celebres par leurs Predications.
Uoicy la suitte de l’etablissement de St Cyr.
C'est une des bonnes fortunes du Roy et des plus considerables, mes Enfans d’auoir connu mad, de Maintenon, et c’est une marque du discernement et du bon goust de Sa M. d’en auoir fait son amie, et d’en auoir de l'estime pour elle autant qu'il en a.
1. La mort de Pélisson était récente, et on en avait beaucoup parlé parce qu'il n'avait pas reçu les derniers sacrements. On trouve un écho de ces bruits dans les Mémoires da marquis de Sourches, avec quelques détails sur l'ouvrage inachevé de ce converti, ouvrage auquel se rapportent les allusions de Bussy : « Le 7, Pellisson, maitre des requêtes, que le roi employoit à diverses choses mourut à Versailles, et n'eut pas le temps de se confesser; ce qui donna aux courtisans matière à gloser, parce qu'il avoit été huguenot; mais l'évèque de Meaux entreprit sa défense par écrit et de vive voix et dans la vérité Pellisson étoit un très honnète homme, bon catholique et homme de bien, mais il ne crut jamais être aussi malade qu'il l’étoit. » « Quand il mourut, ajoute Sourches, en note, il travailloit actuellement à un ouvrage contre eux, qu’on disoit être admirable et que le roi fit remettre entre les mains de l'Evèque de Meaux pour l’examiner et le faire achever, » — La lettre de Bossuet sur la mort de Pélisson, ou mieux, ses lettres se lisent dans Lachat,t. xxv1, pp. 462-464: à Mile du Pré, Versailles, 14 février et à Mlle de Scudéry, s. d. Bossuet écrivait à celle-ci: J'ai parlé un million de fois avec lui sur des matières de religion, et ne lui ai jamais trouvé d’autres sentiments que ceux de l'Eglise catholique... Trois jours avant sa mort, nous parlions encore de l'ouvrage qu'il avait entre les mains contre Aubertin (Trailé de l'Eucharistie)... Je souhaite qu'on cherche au plus tôt un si utile travail parmi ses papiers...» — Une troisième lettre, datée du 6 mars, mais contestée par les éditeurs de Versailles, reprend aussi ce chapitre de Pélisson. Lachat, 1. c. p. 464. Un éloge de Pélisson parut au Mercure de mai, p. 13?, où il est parlé de Bossuel et de Huet (les évèques de Meaux et d'Avranches).