‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 255 sur 475 · LA € CHÈRE ANNÉE · texte numérisé non relu

LA € CHÈRE ANNÉE

Rien d'étonnant donc que l’on rencontre, dans les sermons de Bourdaloue tirés des copies anciennes, des traits comme celui-ci :

Car enfin, il faut vouloir s’aveugler soi-même pour ne pas croire que ces ajustements qui excèdent si notablement votre condition, soient criminels, puisque vous ravissez aux pauvres ce qui leur appartient, et que vous êtes obligés en conscience de leur donner le superflu dans une nécessité aussi grande que celle du temps présent !.

Cet extrait d’un sermon pour les Rameaux, qui peut, comme Je l’ai dit ailleurs, se rapporter à bien d’autres années ?, est d'autant plus invraisemblable en 1693 que Bourdaloue n’est indiqué alors pour aucun carême. Toutefois cette apostrophe sans date précise est commentée par le sonnet ci-dessous, que j’ai rencontré, avec la date de 1693, dans un recueil de sermons manuscrits, non identifiés, au verso d’un discours sur la Prière, et avant un sermon pour le mercredi des Cendres *.

récolte, car de Scurches écrivait au 10 novembre 1692 : « Le même jour 10, comme la cherté du pain augmentoit tous les jours, il y eut à Versailles une sédition contre les boulangers, et on eut bien de la peine à apaiser le peuple, en faisant mettre en prison, pour le contenter, un de ces malheureux dont la marchandise fut presque toute pillée *. Ainsi encore le Mercure galant du mois d'octobre 1693 signale l'Ordonnance du 5 septembre « sur les bleds » et un arrêt du 13 octobre enjoignant de semer. V. plus bas, note m du Livre 1v.

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