Sermons inédils, p
2. Il serait aisé de confirmer par maint témoignage l'état de misère et de famine auquel était réduit le royaume durant cette guerre commencée en 1688. Une lettre de l'évêque de Chartres à Mme de Maintenon, publiée dans la Correspondance générale, t. 1171, p. 422, portant pour unique date 1694, parle d’un jubilé et d'aspirations vers la paix. Voir aussi la lettre de Mne de Maintenon à son intendant: « Ménagez, je vous prie; ... nourrissez des pauvres de vos épargnes... Vous avez de l'invention, voyez si des pois, des fèves, du lait et de la farine d'orge, voyez, dis-je, si quelque chose ne pourroit point suppléer au pain qui est si cher.» (lbid.; p. 424) V. aussi la note de Lavallée. Cf. plus bas, note m du livre 1v.
3. Le collectionneur de ce recueil pourrait bien être un des auditeurs de Bourdaloue. Il est à remarquer que résumant comme il peut, un sermon sur les Richesses, sur le texte Morluus est dives pour le jeudi de Ja seconde semaine, il écrit: «Il ne me souvient presque de rien de ce
* Sourches, t. 1v, p. 137.