‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 259 sur 475 · V. Etude sur Bourdaloue, p. 10, et plus haut, p · texte numérisé non relu

V. Etude sur Bourdaloue, p. 10, et plus haut, p

2. Il est aussi une lettre assez intéressante, mais sans date, dans laquelle la nièce de Mr° de Montespan, prieure de Fontevrault, se plaint que Huet ne lui ait point fait savoir à temps le jour d'un sermon prêché par Bourdaloue à l’abbaye de Saint-Perrine de la Villette. M. L. G. Pelissier a publié cette lettre qu'il croit postérieure à 1695: « Quand vous voudrez qu'on regrelte quelque aventure prenez le parti d'en bouder, car dès que vous ferez tant que d'écrire, on se remercira de tout ce qui y aura donné lieu. Cependant il est très vrai que je voulois aller a la Vilette, que j'en fus empeschée par une migraine espouvantable. Je mourois d'envie d'entendre le P. Bourdaloue : et comme il ne m'a point écrit là-dessus, rien ne me console d'avoir manqué le plus beau sermon du monde... Cependant puisqu'il se faut assujetir à toutes les formalités, je vous convie à diner lundi à S. Joseph. le tacherai d'y faire trouver M'"e de Beuvron et Mme de Castres pour me racomoder avec vous *.»

3. Sont à signaler parmi les voisins de Bourdaloue en cette station de l'Avent de 1693 : Treuvé, qui revient prêcher comme théologal de Meaux,

*. Lettres et vers inédits de Françoise de Rochechouard, grande prieure, puis

abbesse de Fontevrault. — Lettres adressées par elle à Huet et qui se trouvent à la Laurentienne. Bylletin du bibliophile, 15 avril 1899, p. 172.

1° novembre, dimanche. — Grâce à la Gazette, grâce à Dangeau, il est exagéré de dire avec M. l'abbé Pauthe « que l’avent de 1693 à la cour reste encore lui aussi complètement inconnu. » Cest peu de chose sans doute que de simples dates : encore faut-il, quand elles sont sûres dans les documents officiels, prendre la peine de les recueillir.

Le 31 du mois dernier, veille de la feste de tous les saints, le Roy accompagné de Mgr le Dauphin, entendit dans la Chapelle du Château, Vespres.... Le 1° de ce mois, Sa Majesté... communia dans la même Chapelle. L'après disner Sa Majesté entendit la Prédication du P. Bourdaloue, Jesuite..…. (Gazette de France du 7 novembre 1693, p- 577-)

Dimanche 1° novembre, à Versailles. Le roi et Monseigneur ont fait leurs dévotions dans la chapelle ; après dîner ils ont entendu le sermon du P. Bourdaloue, vêpres et salut. (Dangeau,

à son ancienne église de Saint-André des Arts, La Tour et la Roche, aux Nouvelles Catholiques, et de l'Oratoire encore, un nom nouveau, le P. de la Poze, qui donne l'Avent à Saint-Eustache, où prêche, au matin des mêmes jours, le P. Séraphin; celui-ci toujours prodigue de sa parole étant inscrit de même pour deux sermons d'apparat, au Carmel du faubourg Saint-Germain, à côté du P. La Mothe. Des confrères de Bourdaloue il faut nommer La Rue, à Saint-Jean-en-Grève et le P. Martineau, chez les Ursulines. Cette année-là même le Mercure avait signalé la disparition d’un ancien rival et prédécesseur de Bourdaloue dont voici la notice tirée du Mercure galant, août 1693 : « Je viens d'apprendre la mort de Mr l'Evesque de Perigueux, qui par son merite, sa vive Eloquence et sa profonde erudition à fait tant de fois parler de luy avec des Eloges qui n'ont jamais esté contestez, ce qui luy faisoit tenir un rang tres considerable parmi les Prelats de France. Il y a plus de trente ans qu'il remplissoit les meilleures chaires de Paris, sous le nom du Pere le Boux, Prestre de l’Oratoire. On ne peut prescher de meilleure grace, avec plus de zele & une plus sainte ferveur. Il touchoit & charmoit ses Auditeurs & l'on s'empressoit tellement de l'entendre par le plaisir que l'on y prenoit qu'il estoit difficile de trouver place dans les lieux où l'on sçavoit qu'on l'avoit prié de donner quelque Sermon. Il a presché tres souvent des Avents & des Caresmes entiers au Louvre, & la feué Reine-Mere l'a esté plusieurs fois entendre dans les principales Eglises de Paris. Le Roy ne croyant pas juste qu'un si grand Predicateur demeurast sans dignité dans l'Eglise, le nomma d’abord à l'Evesché de Dags, & ensuite à celuy de Perigueux, où il a mené une vie qui a repondu au zele qu'il avoit toujours fait voir pour la gloire de Dieu & pour le salut du prochain. » (PP. 241-243.)

29 novembre, 1‘ dimanche de l’Avent. — De Paris, le 5 décembre 1693. Le 29 du mois dernier, premier dimanche de l'Avent, le Roy entendit dans la Chapelle du Chasteau de Versailles, la prédication du P. Bourdaloue, (Gazette de France du 5 décembre 1693, p. 626.)

Dimanche 29 à Versailles. Le roi alla au sermon du P. Bourdaloue (Dangeau, 1. © )

6 décembre, second dimanche. — Le sermon du surlendemain semble avoir fait tomber celui du second dimanche ; il semble, à s’en tenir à Dangeau, que l’avent de Versailles en ces années ne comportait guère que les dimanches, la coutume s'étant de plus introduite, de remettre sans le remplacer par un autre, le sermon le plus voisin de la Conception.

8 décembre, mardi. — De Paris, le 12 décembre 1693.

Le 8 de ce mois, feste de la Conception de la: Vierge, le Roy entendit dans la Chapelle du Chasteau, la prédication du P. Bourdalouë, Jésuite, et Vespres chantées par la musique. (Gazette de France du 12 décembre 1693, p. 638.)

Dimanche 6, à Versailles. Le roi ne sortit point, il alla au salut. (Point de mention de Bourdaloue, ni même de sermon dans la Gazette de France.)

13 décembre, 3" dimanche. — De Paris, le 19 décembre

Le 13, le Roy entendit dans la Chapelle du Chasteau, la prédication du P, Bourdalouë, Jésuite, (Gazette de France du 19 décembre 1693, p. 450.)

Dimanche 13, à Versailles, Le roi ne sortit point de tout le jour, il alla au sermon et au salut.

20 décembre, 4” dimanche. — Aucun témoignage n’alteste le sermon. Est-ce que le discours de la fête de

Noël aurait aussi supprimé le sermon du dimanche précédent ?

Vendredi 25 décembre, fête de Noël. — Le 25, qui étoit le jour de Noël, le célèbre P. Bourdaloue, jésuite, termina ses

sermons de l’Avent par un magnifique compliment qu'il fit au Roi. (Mémoires de Sourches, t. 1v, p. 297.)

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