LE SERMON DE CLÔTURE
Le 25, Sa Majesté entendit la grand Messe, Vespres, et le sermon du P. Bourdaloue, Jésuite. (Gazette de France du 2 janvier 1694.)
Jeudi 24, à Versailles. Le roi a fait ses dévotions le matin, l'après dînée il a entendu vêpres et le salut, et, le soir après son souper, 1l est allé à dix heures à la tribune, et a entendu les trois messes de minuit. (Dangeau, t.1v, p.416.)
Vendredi 25, à Versailles, le roi entendit la grand’messe, le sermon du P. Bourdaloue et toutes les dévotions de la journée. (/bid.)
Le P. Lauras a proposé pour cette année le sermon qui clôt le premier avent, et nous avons écarté ! la solution affirmée sans preuve, ou mieux contre toute preuve, de M. l’abbé Pauthe, qui mettait ce sermon en 1689. Les raisons présentées par le P. Lauras, ses citations rapprochées des documents et évènements contemporains rendent son hypothèse très vraisemblable. C’est bien à l’année où nous avons vu les sujets du roi aspirer à la paix pour avoir du pain, que conviennent ces paroles :
Je n'aurois pas comme ministre de vostre parole, le zéle que Je dois avoir, si à l'exemple de vos prophètes, je ne vous disois aujourd'hui : Da pacem, Domine. sustinentibus te. (T. 1, p. 279.)
Il faudrait toutefois chercher , dans l’histoire diplomalique du temps la trace de négociations entamées auxquelles fait allusion le « compliment du roi » admiré par Sourches. Louis XIV est présenté ici comme animé des intentions les plus pacifiques ?. (était le sens de mainte déclaration du roi et des manifestes plus où moins officiels qui présentaient la continuation de la guerre comme le fait des ennemis de la France. Les aspirations vers la paix, contenues dans une lettre de M"° de
{AV plusibaut, p.7207 2, C'est ainsi du reste que le formulera le préambule du traité de
Ryswick, 21 sept. 1697. A lire ces documents ofliciels, on dirait que Île roi de France, non moins d'ailleurs que ses adversaires, avait été de tout temps animé de plus vif désir de faire régner la paix. Cf. Sourches, t. vi,