‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 276 sur 475 · LES LETTRES ET LA VOGUE DE BOURDALOUE · texte numérisé non relu

LES LETTRES ET LA VOGUE DE BOURDALOUE

donne le ton (ce n’est pas dès 1670), comment les prédicateurs de la cour préoccupent-ils si peu la marquise? Supposons-lui un engouement pour notre orateur, oublions les autres témoignages contemporains, celui de la grande Mademoiselle, courant de Saint-Séverin à Saint-Germain en 1676, dédaignons même les gazettes ; il reste dans les seules lettres de M de Sévigné assez de preuves, qu’elle ne crée pas un courant, mais constate un succès ; la presse qui l'empêche de se risquer au sermon, ce n'est pas elle qui la provoque, la présence des mères de l'Eglise, le ravissement de M" de la Fayette assistant au sermon pour la première fois, le transport de tout «le monde » au sermon du premier jeudi du carême de 1683, sur la fréquente Communion, ce sont des traits qui empêchent de réduire au témoignage de la seule marquise de Sévigné, la vogue de Bourdaloue. La liste des lettres de celle-ci, parlant des sermons de son orateur préféré, montrerait enfin si on la disposait chronologiquement, que les témoignages les plus nombreux, les plus topiques surtout, ne se rapportent point à l’époque où la dévotion était à l’ordre du jour, ni aux jours de la vieillesse de la marquise, ni aux époques où les nouvelles manqueraient pour grossir le recueil. Il faut chercher d’autres raisons du « succès de Bourdaloue » comme orateur ; ce n’est point la marquise qui Pa «lancé. »

Je renvoie, pour la lettre de Bourdaloue au maréchal de Noailles', un des autographes, certainement détruit, de notre auteur, 22 août, à la publication de sa Correspondance, faite par le P. H. Chérot?.

2. C'est peu de temps auparavant que Mascaron, après avoir prêché son sixième et dernier avent à la cour (1694) et remporté un autre triomphe oratoire à l'ouverture de l'assemblée du clergé de 1695 (Lehanneur, p. 70,

note 1), se fit entendre.à Saint-Cyr. Ce fut l'occasion d'un madrigal où la louange de Mme de Maintenon s'unit à celle de l’évêque d'Agen. Tamisey de Larroque l'avait publié d’après les manuscrits Gaignières, le donnant

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