AVENT A SAINT-ANDRÉ
Sur ce dernier des avents complets prêchés à Paris, il n’est que trop Vrai que nous sommes sans renseignement précis. Nous ne le trouvons mentionné que dans l'analyse d’une lettre à Santeul !, rapportée dans la troisième partie du Santoliana: Démélé de Santeul avec les Jésuites, aussitôt après la lettre du P. La Chaize, du 18 décembre 1695 *. Cette lettre, qui ressemble fort, sauf certains traits, à celle du 20 janvier suivant et annonce aussi la conversion de La Rue, réconcilié avec Santeul, est certainement postérieure à cet avent, puisque Bourdaloue annonçait au poète Q qu'il travailleroit, présentement qu’il étoit libre & quitte de son avent de Saint-André, à le justifier auprès des Pères de la Compagnie ?. »
La conjecture de Rochebilière rattachant à cet avent le Panégyrique de saint André, imprimé dans les œuvres,
de Saint-Magloire, et Le P. de Malenguehen. Au couvent de Sainte- Madeleine du Trénel : le P. de la Roche, les abbés de Bellegarde et du Jarry, etc. La Rue prèchait à Saint-Gervais ; le P, Séraphin à Saint- Germain l'Auxerrois ; le P. Soanen à la cour. V. Fr. 19206. Lettres réunies par le P.Léonard: «On dit que le Pere Soanin n'a pas bien reussi ces fetes a Versailles », dans une lettre signée Couet de Montbayeux et datée de Paris.
1. On trouve dans le Sanloliana de l’abbé Dinouart, Paris, Nyon, 1764 p. 135, un fragment de lettre de Bourdaloue ; il y parle de son avent de S. André des Arts et dit qu'il est libre. Il ne prêcha à S. André des Arts que l'avent de 1695 (voir la Liste des Prédicateurs), donc ce fragment de lettre est de 1695. Cette lettre ou plutôt ce fragment de lettre est dans la première édition de Santoliana, 1708, in-8? p. 87. (R).
?. Une anecdote qu'il m'a été impossible de retrouver, rapportait, s’il me souvient, que Santeul, dans un jour de grande presse au sermon de Bourdaloue dans l'eglise de Saint-André des Arts, fut souiagé de sa montre et de sa bourse par un tire-laine. Je la cherche en vain dans le Santoliana. Elle aurait cependant son côté intéressant, moins comme date topique nous montrant Santeul auditeur de Bourdaloue, que comme origine probable du prétendu mot : « On coupe les bourses à ses sermons et Séraphin les fait rendre.» C'est d'ailleurs une prétention folle de vouloir faire accorder ou expliquer, par des origines historiques certaines, la multiplicité des ana. Nous avons vu, p. 7402, celui « des bourses » appliqué soit à Bourdaloue lui-même, soit à Massillon, soit à Séraphin : nous le verrons bientôt mis sur le compte du P. Honoré de Cannes et donné, comme ayant été dit par Bourdaloue.