LE SILENCE DE BOURDALOUE
de croire qu'il parlait en province !, et en réservant la possibilité du second des carêmes dans un des hôpitaux voisins de Paris ?, constatons que peut-être il travaillait à son édition. Toutefois Bretonneau ne l’insinue guère, quand 1l nous dit ailleurs qu'il ne prit pas le temps de revoir ses sermons. Mieux vaut renoncer à expliquer le silence de Bourdaloue.
Vers le 23 février de cette année 1696, l’abbé de Marillac léguait par-testament une maison qui devint bientôt le siège du Petit Séminaire de la Providence ou Saint-Louis. La fondation de M. de Chansiergues, dont nous avons indiqué la mort, le 10 avril 1691, en fut confirmée et amplifiée, et c’est peut-être à cette installation nouvelle que se réfère l’exhortation de Bourdaloue, en faveur d’un séminaire.
A côté d’un éloge très officieux paru au Mercure", il faut placer les « notes officielles » sur Bourdaloue, que le P. Lauras avait communiquées à M. Rochebilière et que celui-ci avait classées à l’année 1696. Elles sont à rapprocher en tous cas de celles que j'ai déjà citées, au chapitre
1. « Enfin la Liste. ne le désigne pour aucune des paroisses de Paris ni pour la cour en 1696, » écrit M. l'abbé Pauthe, qui ajoute : « Prècha-t-il en province, comme il devail le faire, d'après le P. Bretonneau, durant les dernières années de sa vie. » Nulle part, nous l'avons vu (p. 265.), Bretonneau n’a indiqué aux dernières années de la vie de Bourdaloue, le temps de ses Dominicales en provinces, où je crois légitime de reconnaître les quatre années qui précèdent l'arrivée à Paris.
2, V.le texte de La Rue, cité plus haut, p. 742.
3. V. plus haut, p. 766%. La date est en somme très incértaine. V. le chapitre vi, intitulé «les Exhortations » sans dâte.
4. Il faut au moins signaler le curieux, mais emphatique éloge de Bourdaioue, donné au Mercure galant de décembre 1696, par un certain abbé de Fourcroy, qui semblait chercher des raisons de se faire imprimer dans ce recueil, comme il fit assez périodiquement. Il serait intéressant de pouvoir vérifier s’il à quelque parenté avec le P. de Forcroy, dont nous avons vu plus haut les épigrammes, (pp. 272 et suiv.). Le P. Lauras a publié dans un de ses appendices cette production de l'abbé de Fourcroy. (Lauras, app. XIV, t. 1, p. 566). Comme Mme de Pringy, ce correspondant attitré du Hercure, est l'auteur d'un certain nombre d'éloges sur les sujets les plus variés.