DOUZIÈME ET DERNIÈRE STATION ROYALE
avents, el n'ayant par suite que deux places libres pour des sermons de la Toussaint, était bien obligé de rejeter tous les autres sermons de cette fête prononcée devant le roi, hors de ces avents, et par suite dans les Mystères publiés aussitôt après.
Un problème plus embarrassant était à soulever, à propos du sermon de la Toussaint, où Feugère, Lauras, etc., avaient déjà vu au compliment final des allusions à la paix de Ryswick, c'était de faire concorder les dates avec certaines phrases du texte. L’orateur dit sa péroraison où 1l félicite le roi de la paix conclue :
Puisqu'il m'est permis d’entrer dans les intentions de Votre Majesté, & puisqu’elle-mesme s’en est hautement expliquée, elle n’a consenti à la paix que par amour pour son peuple.... Elle s’est relâchée de ses droits pour nous rendre heureux, &c... 1
En 1697, afin de faire passer pour glorieuse une paix nécessaire, mais fâcheuse, le roi se crut en effet obligé de « s’expliquer » et il y a bien en effet cette année-là des déclarations royales. Deux lettres existent dans les Actes et mémoires de la paix de Ryswick, mais ce ne peut être à ces pièces que se rapporte l’allusion de Bourdaloue, car elles sont postérieures au 1% novembre, La premiere, lettre à l’archevêque de Paris, est du 12 novembre, la séconde du 5 janvier 1698. Cette difficulté toutefois ne suffit pas à infirmer l’allusion à la paix de 1697.
Dimanche 12° décembre à Versailles 2. — (Aucune mention de Bourdaloue ni même de sermon ce 1° dimanche de l'Avent). (Zbid., p. 236).
Lundi 9 décembre, sermon pour la fête de la Conception.
INT D. 1687 2 Je place dans mon dossier Bourdaloue la copie d’une lettre inédite
de Bourdaloue datée du samedi 7 décembre 1697 à M. de Gaignières. C'est un simple billet affectueux et poli. Il est tiré de la Bibliothèque nationale, Collection Gaignières. Lettres originales, t. 1, n° 493 A,
fe 371 ; aujourd'hui: fr. 24.905. (R.) Cf. Chérot, p. 160.