L'ADIEU AU ROI
Durant cet avent qui clôtura ses prédications à la cour, Bourdaloue, succédait dans Ja chaire de Versailles, au P. La Rue, qui avait donné le carême de cette année 1697, et prêcha l’avent royal de Saint-Germain en Laye".
Signalons aussi le P. Gaillard qui, après son carême de Saint-Eustache, n'avait apparemment que des prédications isolées, comme celle du 25 décembre, aux Religieuses de l'Assomption.
L'espèce d'adieu au roi qui se lit dans le sermon de Noël où les allusions de la paix de Ryswick ont permis de mettre une date?, était presque du même coup un adieu aux stalions proprement dites, même dans les églises de Paris, nous ne rencontrerons plus Bourdaloue que pour des sermons isolés. L'âge et la fatigue lui rendaient sans doute trop lourdes les séries entières de sermons que supposaient les avents et surtout les carêmes.
encore de stipuler quelque chose dans le traité. Elle regarde pourtant la paix de Ryswick comme équivalemment conclue, et on ne peut s'étonner que dès le sermon de la Toussaint, les allusions qui nous pourraient embarrasser sur les déclarations du roi, et les sacrifices consentis pour la paix, ne fussent, avant leur apparition officielle, du domaine public. « Tout le monde, écrit Quesnel, à Paris comme en Flandre, publie si hautement que la paix est faite, que la lettre que j'ai l'honneur de vous écrire, ue devrait être qu’une lettre de congratulation. (T. 11, p. 4.)
1. Le P. Séraphin, après le carème de Notre-Dame, donnait l'avent à Saint-Séverin. Le P. de la Mothe, barnabite, après avoir paru chez les Carmélites du faubourg Saint-Jacques durant le carème, avait la station d’avent à Saint-Laurent, rue Saint-Martin, et le sermon de Noël, aux Filles du Saint-Sacrement de la rue Cassette. Il devenait un des nouveaux occupants de la Lisle, avec du Jarry, Bellegarde, M. Navarre, et un certain nombre de noms moins connus, à qui étaient attribuées les chaires.
2. V. plus haut, pp. 654 et suiv., la discussion sur l'identification de ce compliment attribué si mal à propos par Sainte-Beuve à l'année 1686.