LE COLLÈGE IRLANDAIS DE POITIERS
Je dois indiquer ici une hypothèse que je n’at point trouvé le moyen de vérifier, mais qui mérite d’être mise à l'étude. «En 1899, le P. Hogan, S. J., Irlandais, qui s'occupe de lhistoire d'Irlande, visita le supérieur du séminaire irlandais, et comme M. le Directeur lui parlait de ce sermon de Bourdaloue, il lui répondit Pavoir déjà remarqué et s'être formé lopinion qu'il s’agit du séminaire ou collège irlandais de Poitiers. J’ignore quels résultats ont eu les recherches que le P. Hogan a, paraît-1l, entreprises dans cette ville. Mais il est certain que des jésuites irlandais ont dirigé ce séminaire de Poitiers. IT existe au séminaire irlandais de Paris une pièce attestant que le séminaire parisien demanda , en 1781, d’être mis en possession des biens de la maison de Poitiers !.»
Qu'en est-il au vrai, et faut-il supposer que Pauditoire auquel Bourdaloue demande de s'intéresser à la fondation qu'il appuie, n’est pas son auditoire ordinaire de Paris et que le sermon a été prononcé à Poitiers ? Comment résoudre la question, comment savoir si, au lieu de ces fondauons de Bailly ou autres analogues, nous ne somnges pas en présence d’une institution à part, fondée, en vue des besoins spéciaux de lfrlande, datant du plein triomphe de Guillaume sur cette ile? Peut-être n'est-il pas besoin de tant d'hypothèses, car le sombre tableau que lorateur trace des besoins de cette église, était vrai bien avant la date de la révolution de 1688. Toutefois des détails du discours , quelle que soit la maison pour qui il fut prononcé, supposent l'expédition du prince d'Orange accomplie, el peut-être son pouvoir affermi, jusqu’à ne plus amener sur les lèvres de l’orateur un de ces souhaits comme on en eût entendu sans doute avant l’insuccès constaté de la tentative de Jacques II. D’autre part, cette page semble antérieure à 1701, du moins au 16 septembre, date de la mort du roi détrôné. Il est intéressant de voir