Sévigni, lettre à Bussy, t. vir, p
* Le P. Chérot rappelle à ce propos ce sermon de 1687. (Bourdaloue inconnu, p.62,n.8.)
La réponse de Bussy, écrite à Chaseu, le Jour même où il y recevait la lettre de la marquise, le montre surtout pressé de voir ce chef-d'œuvre, sans étonnement de succès de Bourdaloue :
Je comprends bien que l’oraison funèbre de feu Monsieur le Prince a été un chef-d'œuvre entre les mains du P, Bourdaloue, la matière étoit heureuse. Envoyez-la moi, je vous en supplie {.
Par malheur aucune lettre de Bussy pour 1684 ne nous vient donner son jugement après lecture. Il est permis de penser qu'il fut peu différent de celui de Condé lui-même que le P. Chérot retrouve dans cette phrase du Cérémonial contenant la relation de la cérémonie portant «la trace de son inspiration. »
Le P. Bourdaloue a fait l’oraison funèbre d’une manière si noble, si éloquente el si solide qu’il est assez difficile de le surpasser et peut-estre mesme de l’imiter.
C’est par des hyperboles du même genre dans le goût du temps, et de l'histoire telle qu’elle est rédigée dans ces relations, que les Lettres annuelles de 1683 concluent le récit qu'on peut lire en appendice du Bourdaloue inconnu :
Aussi cet éloge funèbre fut donné cette année pour la première fois devant les personnes les plus considérables de la Maison du Sérénissime prince de Condé, par le prince incontesté de l’éloquence religieuse parmi nous, le P. Louis Bourdaloue, avec un tel applaudissement de tous les auditeurs qu’on ne saurait rien rêver de plus ?.
Cette oraison funèbre, de la part du prédicateur qui aimait à composer à loisir, dans un genre surtout si étranger à sa manière, dut demander qu'il ne füt inscrit pour aucun avent. Aussi la Liste est-elle muette à son égard, relativement à cette station *.
(Plbid;p 0253;
9, Ilaque haberi coepit (laudalio) hoc anno coram Serenissimi Condaei familiae principibus, ab oralorum sacrorum in his regionibus facile principe, Patre Ludovico Bourdalouë, tanto omnium auditorum plausu, ut nihil supra.
3. Cueillons-y le nom de l'évêque d'Agen, Mascaron, à la cour, pour le cinquième avent devant le roi, Boileau, à Saint-Eustache, Treuvé à Saint- Germain le Vieil, et Faydit, chez les Prémontrés de la rue Hautefeuille