BOURDALOUE A LA VISITATION
en date du 12 février 1700, regardent probablement la fin de l’année 1699 et le commencement de 1700. La prise de voile de M" d’Estrées étant, comme nous l’avons vu, du commencement d'avril de 1699, paraît bien éloignée pour être noyée dans cette vague désignation. Il faut donc supposer que d’autres vêlures ou professions furent prêchées sur la fin de cette même année; mais comment déterminer la part de Bourdaloue et celle de Gaillard dans cette prédication collective ?
Nous avons eu plusieurs excellents sermons des RR. PP. Bourdaloue et Gaillard, Jésuites ; à quelques cérémonies de vêtures et de professions, qui nous ont fait comprendre, goûter et estimer infiniment les avantages de la vie religieuse et les obligations que nous avons de tendre à la sainteté de cet heureux état. (Circulaire du troisième monastère de Paris !.)
En mars un des frères des PP. Chamillard épouse M"° de Lussay ?.
De nouveau et désormais nous ne rencontrerons plus dans la Liste le nom de Bourdaloue que pour certains sermons, qu'on pourrait nommer d’apparat. Au carême de 1700, il n'y est désigné que chez les Vouvelles Catholiques , pour trois sermons. Avant d’en voir les dates, ainsi qu'une autre prédication indiquée par la Gazette, notons quelques-uns des prédicateurs qui succèdent à Bourdaloue, pour ainsi dire de son vivant.
La cour entend le carême de l'abbé Boileau, dont la mort avait été annoncée à faux par le Mercure en février 1693 * et démentie en ces termes au numéro de mars :
1. Communication du monastère d'Annecy, lettre du 3 décembre 1698.
?. «Clément Chamillart Villatte, président en la Chambre des Comptes, cousin de Bourdaloue, épouse en mars 1700, Mike de Lussé, fille de M. de M. de Lussé, receveur général des finances de Guyenne. » (Cabinet des titres.) Consulter le Mercure galant d'avril 1700, p. 261. Il meurt le 17 avril 1708, à 45 ans, demeurant rue Saint-Nicaise (Saint-Germainl'Auxerrois, folio 60.) (R.) Cf. Tausserat, p. 34.
HR Re 20)