‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 382 sur 475 · SERMON DU DIMANCHE DE QUASIMODO · texte numérisé non relu

SERMON DU DIMANCHE DE QUASIMODO

Jucandior quisquam, propler lepores ingenii, suavissimamque hilaritatem. Accesseral frequens el paene quotidianus multorum annorum usus, cum nulla penè abiret dies, quin ad me veniret sub noctem, et quidquid interdiu ad se allatum esset novi, expromerel peramanter, et in medium quaesila officiose reponeret 1.

Nous ne serons donc pas surpris de voir avec quelle sollicitude Huet suivait la nouvelle d’un sermon de vêture que Bourdaloue dut aller prêcher à Caen l’année suivante. Mais demeurons en 1702.

La Zuiste des Prédicateurs mentionne trois sermons de Bourdaloue, deux pour l’avent, un seul au carême, ou mieux pour la clôture du carême, le dimanche de Quasimodo?:

A la Mercy pres de l'Hostel de Guise ; le R. P. Catrou, Jésuite du College, les Dimanches à l'heure ordinaire : Et les Jeudis & Samedis

à quatre heures, ensuite la Benediction du S. Sacrement, Et le jour de Quasimodo, le R. P. Bourdaloue, Jésuite (P. 3.)

Peut-être donc ce sermôn unique de Quasimodo que la Liste indique pour le 28 avril, «à la Mercy, pres de PHostel de Guise *», où «le P. Catrou, Jésuite du College »

1. Pet. Dan. Huetii, episcopi Abrincensis, Commentarius de rebus ad eum pertinentibus. Amstelodami, Apud Henricum Du Sauzet, MDcCxvrr, in-{2, p. 405. — On trouvera dans Feugère (p. 31) la citation de ce passage d’après la traduction de Charles Nisard, p. 241.

2. L'orateur avait pour ce jour-là un discours qu'on pourrait nommer « classique » sur le texte Dixil ergo eis ilerum : pax vobis, du chapitre xx de saint Jean. Bretonneau l'a placé dans son édition à la fin de son carème * et nous avons vu qu'il courait en manuscrit soit isolé, soit dans les carêmes collectionnés par les amateurs du vivant de Bourdaloue. On le rencontre cependant dans l'édition clandestine des Sermons de Fêles parue en 1693"* comme sermon du mardi de Pâques, mais c'est peut-être la ressemblance du texte avec l'évangile du jour tiré de saint Luc, chapitre xx1V, qui l’aura fait attribuer à ce jour que les éditeurs appellent la troisième fête de Pâques. V. plus haut, p. 346, 418 et G86.

3. Il est difficile de savoir ce qu'était cette Institution située sur le territoire de Saint-Nicolas des Champs. On lit dans Lebeuf : « Un autre établissement ancien est la Chapelle qui fut fondée en 1348 par Arnoul Braque, proche de la porte du Chaume... Dans l’acte de cession qui en fut faite en 1613 aux Religieux de la Mercy, elle est dite située proche le

* Ed. princeps, t. IV, pp. #05 à 441.

* Sermons pour les grandes féles de l'année, Brusselles, Foppens, M.Dc.xcu1. Quatrième sermon pour le troisième jour de Pâques, pp. 89-116,

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