‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 413 sur 475 · DIFFICULTÉS D'IDENTIFICATION · texte numérisé non relu

DIFFICULTÉS D'IDENTIFICATION

de ces quatre nièces de la supérieure du monastère se rapporte la vêture que vint célébrer Bourdaloue. Aucun acte de vêture ou de profession n’a été découvert qui nous mette sur la voie, sauf une attestation de prise d’habit en 1707, pour « Henriette-Léonore-Françoise-Charlotte, fille de Henry de Harcourt et de Marie-Anne-Claude Brulart de Genlis, agée de dix-huit ans onze mois, après avoir demeuré quinze ans dans la maison portantle petit habit...» Il faut exclure, comme ne concordant pas avec notre année 1703, cette religieuse, fille de Henri d'Harcourt. Est-ce sa sœur, est-ce une de ses deux cousines qui entrait en religion quatre ans avant elle? Mais comment aucune trace de la cérémonie religieuse n’a-t-elle été conservée au registre des vêtures et professions, et pourquoi les seules visitandines portant le nom d'Harcourt-Beuvron, dont on trouve mémoire dans les annales du monastère, sont-elles celte Henriette-Marie dont nous rencontrons la vêture et ses sœurs cadeltes, nommées comme incidemment à l’occasion de la mort de leur tante ? On lit en effet dans la circulaire qui la concerne : « Il nous reste trois nièces de cette digne Supérieure filles de M. le Maréchal de Harcourt, qui nous sont très chères. L’aînée est religieuse... » I ne semble donc pas que la postulante qui dut être l’occasion du voyage de Bourdaloue en Normandie année qui précéda sa mort, soit ici désignée. Faut-il

à la mort de Bourdaloue, aux archives de la Visitation de Caen, était une pelile-nièce de Marie-Françoise et Marie-Gabrielle, c’est-à-dire fille de leur frère Henry, né lui-même du premier Mariage de François II avec Catherine Le Tellier. (V. Anselme, t. 1, pp. 877 et suiv.)

Dans le ms, 11905 du fonds français à la Bibliothèque nationale, on lit une lettre datée de Paris, $ mai 1699, adressée à Mme de Saint-Everon à Caen, contenant ces courtes lignes: « Madame, Je vous suis bien obligé de l’honneur que vous me faites de vous interesser à la perte que j'ay faicte de mon frere. Je vous supplie d'estre persuadée que je vous témoigneray toujours en toutes occasions combien je suis veritablement Madame Votre tres humble et obeissant seruiteur. Beuuron.» Quel est ce Beuvron et en quoi se rattache-t-il aux d’Harcourt, daus la série desquels je ne rencontre aucun décès relaté à l'année 1699? Ce sont là des problèmes que l’érudition locale peut seule sborder,

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