‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 6 sur 475 · SERMON SUR LA FAUSSE PRUDENCE DU MONDE · texte numérisé non relu

SERMON SUR LA FAUSSE PRUDENCE DU MONDE

l'interprétation du sermon du 16, sur la Providence. Ce serait bien loin pour justifier l'expression « l’autre jour », qui semble remonter, non au sermon de la veille, s’il y en eut, — Rochebilière l’a fort bien dit, — mais à quelques jours de là. Or le fait que le sermon du vendredi précédent, au inanuscrit, porte précisément sur ce sujet, amènerait à conjJecturer que le sermon recueilli par le copiste de Phelipeaux est apparemment celui de Saint-Germain, ou tout au moins une des reprises de ce sujet !.

On y voit la thèse à laquelle fait allusion la lettre de M" de Sévigné. J’en ai cité dans la première partie ? les passages à rapprocher de l'instruction sur la Prudence du salut, qui est évidemment une transformation du même sermon. S'il est malaisé d'identifier le destinataire de cette instruction sous forme de lettre, qui conviendrait à Louvois , Pontchartrain , Le Peletier ou Colbert, la présence de celui-ci, signalée à plusieurs des sermons de cette station de Saint-Germain lAuxerrois, donne une présomption en sa faveur. Le ministre frappé peut-être par ce discours du vendredi d’après la Passion, auquel il a pu assister, aurait demandé à lorateur de lui donner un résumé. La réponse à cette demande serait le morceau confié au P. Bretonneau par la famille de Colbert et inprimé dans les £xhortations.

La comparaison suivie entre le sermon présumé de 1681 et le fragment publié en 1721 déborde le cadre de notre étude. Voici, du moins, outre la division du discours”,

1. Le sermon de la Providence, imprimé dans le carème au quatrième dimanche et qu'on rencontre à ce jour en bon nombre de copies est d’ailleurs sur un autre thème; car c’est la réfutation des négateurs du dogme de la providence. Il a pu fort bien être prêché à Saiat-Germain, cette même année: il ne fait point double emploi avec celui-ci, et répondrait peut-être aux réflexions morales par lesquelles débute la lettre du jeui-saint. Avouons cependant qu'il est séparé de cette date par près de quinze jours.

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