LETTRE A BOILEAU
pour les deux sœurs, comme il le fut par exemple pour les demoiselles de Sully. C’est une question à éclaircir. 25 novembre. — Lettre de Bourdaloue à Boileau. Bien que le billet adressé à Boileau pour recommander des pauvres à sa charité, soit sans lieu d’origine ou de destination, on y voit que Bourdaloue n’était pas à Paris
mais probablement à Basville.
Ce 25 nou.
le receûs ce matin une lettre de Mademoiselle de la Moignon, je vous l’enuoie. Rien ne peut estre plus sage ni plus chrestien que ce qu'elle escrit. Lisés, Monsieur, et iugés ensuitte de ce que votre prudence iugera conuenable de faire. Sitost que ie serai à Paris, ie me (donnerai l'honneur de vous voir. Q
Rien ne peut diminuer l'attachement d'amitié avec lequel je suis
Votre tres humble et tres obéissant seru.
Bourdalouë s j.
(Adresse) : Monsieur Despréaux.
Avec cette annotation touchante de la main de Boileau :
Du Pere Bourdaloue ]| 25 nobre 1685. J[ l'ai veu Mie de L. Tout est réparé, les pauvres gens sont pourveus f.
La perte de la lettre si «chrétienne » de M" de Lamoignon est regrettable, mais aussi l’omission du lieu de départ de cette lettre envoyée par Bourdaloue. Il n’est point vraisemblable que pour arriver le 17 février à Montpellier, il ait été déjà en route pour ce voyage. Du reste les mots «sitost que ie serai à Paris, » ne paraissent pas indiquer le retour lointain que supposerait le départ pour Moñtpellier déjà effectué. On chercherait sans doute longtemps où pouvait bien être Bourdaloue, et mieux vaut sans doute y renoncer. À noter cependant, dans le registre de procure du collège de Rouen, une mention de Bourdaloue en date du 24 novembre, la veille de cette lettre. Hâtons-nous d'ajouter que loin de signifier un très invraisemblable voyage à Rouen, ce qui n'eût guère été la route vers Montpellier, elle le contredirait