‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 93 sur 475 · LE TON DES SERMONS DE CONTROVERSE · texte numérisé non relu

LE TON DES SERMONS DE CONTROVERSE

citées souvent. Avet la note marginale de Bretonneau ", elles eussent empêché Feugère de parler d’un avent à Montpellier en 1685 ? et ceux qui Pont en cela suivi à tort, de regarder le sermon des cendres comme le début «de la seconde partie de sa mission * » chez les protestants du midi.

Cette conciliante entrée en matière, le seul passage, daté sûrement de Montpellier, pourrait jusqu’à un certain point, nous indiquer le ton de sa prédication. La plupart des historiens ou critiques ont implicitement supposé que tout ce qui est demeuré dans l’œuvre imprimée de Bourdaloue, relatif à la controverse protestante a été « dit à Montpellier. » C’est abuser de l'induction, .mais non sans raisons spécieuses. Si nous avions le droit de juger sur ce trait de toute la prédication de Bourdaloue, on pourrait répéter, avec J. J. Weiss :

Il est remarquable que parlant des protestants, il dit simplement «les protestants » et affecte de ne point employer le terme dédaigneux d'Eglise prétendue reformée « consacré par la loi et les traités. » Deux ou trois fois même, il lui est arrivé dans la chaire des jésuites d'opposer hardiment aux vices du siècle le tableau de la forte discipline domestique, des mœurs austères et de la charité active des réformés de France 4.

1. Sur la cérémonie des Cendres, t.11, p. 52, en face des mots: « Vous, mes Freres » l'éditeur ajoute cette manchette : « Le pere Bourdaloüe fût envoyé par le Roy à Montpellier en faveur des nouveaux convertis pour y prescher le Caresme. »

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