Dixième lettre
2. Premier Avent, 4® dimanche, sur la Sévérité de lapénitencey ('•^ partie, t. I, p. 138.
3. Dominicales, 24® dim. ap. la Pentecôte, sur le Jugement dtr- Dieu, ire partie, t. Vil, p. 342, 343.
cissements à « la pénitence qu'il faut faire du péché *.» — Bourdaloue approuve et regrette les pénitences de plusieurs années que les premiers chrétiens s'imposaient quelquefois pour une seule faute ^.
Enfin le jésuite de Pascal non-seulement permet au confesseur, mais lui fait un devoir d'absoudre le pénitent, même quand il ne le voit pas dans des dispositions convenables et prévoit de prochaines rechutes. De son côté, le pénitent n'est plus tenu de fuir les occasions du péché ; on lui fournit mille prétextes subtils qui le dispensent de ce devoir importun \ — Bourdaloue détrompe sans ménagement ceux qui se croient quittes avec Dieu pour avoir choisi un confesseur commode « qui délie sur la terre ce que Dieu dans le ciel ne déliera jamais *. » Il s'élève contre « les dangereuses et criminelles facihtés de quelques ministres au divin tribunal, » et il n'en voit pas « de plus dangereuse et même de plus criminelle que de réconciher et d'admettre à la participation des sacrements un pécheur obstiné à ne pas sortir de certaines occasions. ^ » Il consacre toute une partie d'un de ses sermons à faire voir que le premier caractère d'une pénitence véritable et sûre est « de retrancher généreusement ce qui est la cause ou la matière 'du péché *, » et nous avons vu déjà les « vérités terribles » qu'il enseigne sur les rechutes, sur « ces contritions et ces pénitences encore plus capables de damner les pécheurs que le péché même '. n
Après avoir autorisé avec complaisance tant de licences et d'acconmiodements scandaleux, il ne restait plus au jésuite des Provinciales qu'à le dispenser « du grand commandement qui comprend la loi et les prophètes, » qu'à « le