‹ Bourdaloue, sa prédication et son tempsChapitre 8 sur 341 · T. XIII, p · texte numérisé non relu

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ses thèses de philosophie. Le prince de Conti, son frère, qu'Henri II de Bourbon destinait à l'Église, y fit également sa théologie ^ . Etienne Bourdaloue, qui avait de grandes prétentions à la noblesse, et qui voulait donner à son fils une éducation digne de sa naissance, ne manqua pas de l'envoyer à un collège fréquenté par des princes ^.

Vers cette époque, on parlait beaucoup à Bourges, et non sans fierté, d'un autre enfant de cette ville, Philippe Labbe, entré fort jeune chez les jésuites, qui commençait à devenir célèbre par son érudition, et qui, en 1647, publiait, à l'honneur de ses compatriotes, V Histoire du Berri^ abrégée dam V éloge panégyrique de la ville de Bourges ^.

Bourdaloue vit donc dès son jeune âge les jésuites en crédit dans sa ville natale. Il aima en eux ses premiers maîtres. Quand il se sentit appelé à la vie religieuse, ce fut vers l'ordre de Saint-Ignace que. sa pensée se tourna naturellement et sans balancer. Le P. Philippe Labbe était entré au noviciat à seize ans; Bourdaloue y entra au même âge.

Fit-il part de sa vocation à son père, et celui-ci opposat-il quelque résistance? On le soupçonnerait sans peine, alors même que le P. Bretonneau, dans sa préface, ne nous le donnerait point discrètement à entendre. Etienne Bourdaloue n'avait que ce fils ; il voyait en lui l'espoir de sa race, et le destinait au monde. Cette fois, d'ailleurs, l'opposition paternelle était légitime et sage : une vocation si précoce semblait avoir besoin de se mûrir.

Mais le jeune Bourdaloue n'était pas de ces natures enthousiastes et mobiles auxquelles les premières ardeurs de la piété inspirent une vocation d'attrait dont le moindre obstacle émousse l'aiguillon.. Les vraies vocations, au con-

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