NOTICE XXI
Nous ne l'avons pas cru cependant. La préface naturelle de ce livre sur Bourdalone était la vie de son jeune historien. Nous devions dire, même au public, que cette œuvre était autre chose qu'une étude littéraire, qu'elle représente avant tout l'unité d'une vie chrétienne dont la mort mêmed'A. Feugère est le dernier et le plus haut témoignage. Il y a une école critique qui se fait honneur de se plier à tous les sujets sans se laisser dominer par aucun, de tout comprendre sans rien préférer, de chercher en un mot dans la littérature le plaisir d'une curiosité active, sans cesse remise en haleine par la variété et le contraste des spectacles qu'elle se donne. A. Feugère demandait aux lettres autre chose qu'une jouissance d'esprit ou un succès d'ambition. Ce qu'il voulait apprendre d'abord et enseigner ensuite, c'était la haute science de la vie morale et chrétienne, celle qui prépare, après ces jours de traverse et de lutte, « ces couronnes, pour parler son langage, que les hommes ne peuvent donner et que le temps ne peut flétrir. »
Gaston Fedgère.
Mars 1888.