‹ Bourdaloue, sa prédication et son temps [précédée d'une Notice sur Anatole FeugèreChapitre 246 sur 323 · Id., t. V, c. vni, etc · texte numérisé non relu

Id., t. V, c. vni, etc

fond d'une province *. En 1678, le propre frère du roi perdit cent raille écus et dut mettre toutes ses pierreries er gage 2. Quelquefois Louis XIV « paraissait fâché de ce: excès 3 », qui, à la fin du siècle, Bourdaloue lui même 1( constate, devinrent « moins communs * ». Mais, à dire vrai le roi ne combattit jamais que mollement l'habitude di jeu. Il voyait avec une secrète complaisance tout ce qu amusait les courtisans, tout ce qui garantissait leur assi duité. Il était sûr que des seigneurs passionnés pour 1( hoca, la bassette et le lansquenet, jusqu'à y risquer tou: leurs biens, ne joueraient jamais ce jeu plus dangereux pour le trône, où ses ancêtres avaient plus d'une fois pensi perdre la partie. Lui-même d'ailleurs avait le goût du jeu « qu'il voulait gros et continuel ^ ». Chose odieuse, et qu provoquait de la part du lieutenant de police, La Reynie de respectueuses remontrances, pendant qu'on défendai à Paris, « sous peine de la vie ^ », certains jeux de hasard à la cour, ils étaient non seulement permis, mais imposés Madame de Montespan « faisait des coups qui pouvaien aller à un million; et quand on ne les tenait pas, elle gron dait, et le roi aussi ^ ». A Marly, à Versailles, on passait ai jeu plusieurs heures par jour, parfois des journées et des nuits entières. Quand Bourdaloue représentait « un homm< du monde qui fait du jeu sa plus commune et presque sor unique occupation;... qui regarde le jeu non point comme un divertissement passager,... mais comme un exercice réglé, comme un emploi, comme un état fixe et une con dition; qui donne au jeu les journées entières, les semaines les mois, toute la vie (car il y en a de ce caractère, e V ousen connaissez) : une ff mme qui se sent chargéed'elle même jusqu'à ne pouvoir en quelque sorte se supporte

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