Id. Sia- la Résurreciun de Jcsus-Chri<f, t. IV, p
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dédaigneuse, où il entre plus d'affectation que de désintéressement. Fort jalouse d'un ascendant qui devait lui échapper dès que la religion aurait repris l'erapire dans Tàme de son royal amant, l'altière maîtresse avait, nous le verrons, bien des motifs de craindre Bourdaloue. On sait la libre réponse que le clairvoyant prédicateur lit un jour au roi après une fausse retraite delà favorite. « Mon père, lui disait Louis XIV, vous devez être content de moi ; Madame de Montespan est à Clagny. — Oui, sire, répartit Bourdaloue; mais Dieu serait bien plus content si Clagny était à soixante-dix lieues de Versailles * ». Peut-être Bourdaloue aurait-il mieux rempli l'idée que madame de Montespan se" faisait d'un prédicateur, s'il n'avait pas dit ce mot-là. Et ce mot là ne lut pas le seul.
Madame 'do, Maintenon n'avait pas les mêmes raisons que madame de Montespan de mesurer l'éloge à Bourdaloue. Sa confiance en lui était entière. Elle voulut même le prendre pour directeur. Mais il fallait avoir beaucoup de loisirs pour diriger madame de Maintenon. Bourdaloue craignit de se charger de celte conscience scrupuleuse et envahissante. Il répondit à madame de Maintenon qu'il ne pourrait la voir que tous les six mois, à cause de ses sermons. Elle dut se résigner à ne recevoir de lui qu'une direction générale, qu'il exerçait de loin 2.
Ce n'était fpas en effet une vie oisive que menait Bour- [ialoue. La préparation de ses sermons, si complète, si nourrie et si minutieuse, ne prenait pas tout son temps; la )lus grande part peut-être en était réservée à la confession, îourdaloue passait souvent au confessionnal cinq ou six