T. III, p. 135 cl
traduits en latin, quelques années après sa mort, par 1( P. Louis de Saligny, jésuite (Angers, 1715, 5 vol. in-12) ses deux oraisons funèbres l'avaient été de son vivant pai le P. Jouvency.
Beaucoup de critiques ont parlé de Bourdaloue. Or n'attend pas que nous les nommions tous. Nous auron: l'occasion de citer ou de rappeler les jugements de Féne- Ion, de La Bruyère, de Voltaire, de l'abbé d'Olivet. Le car dinal Maury, dans son Essai sur l'Éloquence de la chaire a donné de Bourdaloue une appréciation d'ensemble, don le fond est aussi juste que la forme en est heureuse *.
Nous avons relevé une inexactitude historique d( M. Sainte-Beuve et les appréciations erronées qui en son les conséquences. M. Sainte-Beuve n'en est pas moins ui de ceux qui ont jugé Bourdaloue avec le plus de, vérité e de justice. Après avoir plusieurs fois déjà, dans ses étudei sur Port-Roi/al, rencontré le célèbre prédicateur, il lui i consacré deux de ces spirituels lundis ^ oii il prend la lleui de tous les sujets, et touche les points essentiels de chacur d'une main si légère etsi sûre, qu'il découragerait ceux ((u viennent après lui, si l'on n'espérait pas, dans un travail plu; étendu, confirmer par quelques motifs nouveaux ce (ju'il a si bien senti, et approfondir ce qu'il n'a pu qu'effleurer
L' Histoire de la Littérature française de M. Désiré Ni sard, ce monument capital de critique classique et sévère contient sur Bourdaloue comparé à Bossuet et à Massillor quelques pages magistrales 3, dont on sentira d'autant plu:
1. T. I, p. 533, sqq. — Il est plusieurs fois question de Bourdalouf dans l'ouvrage du curdinal Maury. Vov. surtout quelques pages su: les Panégyriques de Bourdaloue, t. I,"p. 202.
2. Causeries du lundi, t. IX. On m'assure que ces deux lundis on niéiité les honneurs de la lecture publique au réfectoire dans uni maison de jésuites.