‹ Bourdaloue, sa vie et ses œuvres [microform]Chapitre 61 sur 86 · A BOURGES · texte numérisé non relu

A BOURGES

Le'collège Sainte-Marie de Bourges doit son origine à la pieuse reine Jeanne de France, fllle de Louis XI, épouse du duc d'Orléans, roi de France sous le nom de Louis XII, qui la répudia en lui donnant le gouvernement du Berry pour domaine. Après avoir fondé les Annonciades pour l'éducation des jeunes filles, elle eut à cœur de former les jeunes gens à la'scieuce et à la piété. Avec le concours du clergé, on fît venir de Paris des maîtres capables de diriger les écoles de la ville ; le succès n'ayant pas répondu à l'attente des habitants de Bourges, un notable du nom de Jean Nicquet s'engagea à fonder un collège, et s'entendit avec l'archevêque et ^ps échevins pour en confier le soin aux Pères de la] Compagnie de Jésus. En présence du P. Provincial, le R-i^P. Raymond Hay, le contrat fut passé, le 26 février 1573..

Les Jésuites de Bourges, exilés en 1S94, ne rentrèrent qu'en 1604. Depuis cette époque, jusqu'à la suppression de l'Ordre, en 1762, ils ont rendu les plus signalés services à l'éducation de la jeunesse. Par contrat du 16 octobre 1627, Henri de Bourbon II, prince de Gondé, compléta l'enseignement du collège par la fondation d'une chaire de théologie. C'est dans le collège Sainte-Marie de Bourges que le duc d'Enghien, Louis de Gondé, plus connu sous le nom de Grand Gondé, fît toutes ses études, sous la surveillance de son père Henri, qui habitait le château de Montrond, et sous la direction immédiate du P. Pelletier, Jésuite distingué, secondé par un jeune religieux, maître Gonthier. Louis de Gondé finit ses études littéraires et philosophiques à l'âge de treize ans , rentra au château de Montrond et commença l'étude du droit sous Mérille (1634).

Louis Bourdaloue entrait au coUège Sainte-Marie le 1«' octobre 1640, il en sortit en 1648. A la page 10 du premier volume, nous supposons que Louis Bourdaloue figure comme acteur dans un drame funèbre que le collège Sainte- Marie représenta en mémoire de Henri de Gondé, insigne bienfaiteur du collège en 1 647 ; nos prévisions ont été confirmées par la découverte récente d'un programme de la fête, conservé dans notre Bibliothèque de Saint-Acheul ; à la suite du titre que nous avons donné, on lit, page 7 :

Actorum partes et nomina.

Uraniae,. Rehgio ; Mich, Baucheron,

Galatea, Uranise flha, Gahia; Ludov. Bourdaloue, etc.

Nous devons cette communication à notre jeune confrère Ghéro, qui nous a donné d'autres preuves encore de son admiration pour le grand orateur.

APPENDICE N° Y (p. 14).

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