I.K VOISIN
Pas sur cette ligne.
MADAME PAQUET
Mon Dieu î mon Dieu î (Elle verse des larmes.) H fallait ce
voyage, monsieur, jwur me séparer de mon mari. Je sens que je ne le verrai plus.
f.E VOISIN.
A la station.
MADAME PAQUET
Kt mon |M»tit ^'arçon? Ou ne |)eut pas parler au condncleur ?
LE VOISIN
Quand le train s'arrêtera .
MADAME PAQUET
Tous les jours les diligences ne s'a rrèlent -elles pas ?
LE VOISIN
Pas celles-ci.
MADAME PAQUKT.
.le ne vois plus clair.
LE VOISIN
Nous sommes .<;ous le tunnel.
MADAME PAQI'KT
(Vesf comme nu four.
LK VOISIN
Je crois bien, nous sommes à cinq ceiils pieds soim terre.
MADAME PAiàUiHT.
(jiuq eeu (s pieds l Coinment I c\uq cenU pieck !
UK VOYAGEUR.
Au moins.
MADAMK PAQUET.
Et Ton ne nous prévient pas ! Jamais je ne serais venue... Cinq cents pieds!
LE VOISIK.
Où allez-vous?
MADAME PAQUET
Je n'en sais rien.
LE VUISIN.
Vous avez une carte?
»lc ne crois pas.
LE VOISIN
Sans cela vous ne seriez pas entrée dans la voiluic.
MADAME PAQUET
Ah 1 mon Dieu ! Qu'est-ce que c'est que ça?
LE VOISIN
iji poni sous lequel nous venons de passer.
MADAME PAQUBTi
Je ne veux plus rien Voir, pei^sonne n'a le droit de me Taire ouvrir les yeux, je pense.
LE VOISIN
Personne.
MADAME PAQUETi
G est effrayant ! Qu'est-ce encore que cette cloche?
LE votsiN, Nous amvons' à la station.
MADAME PAQUET
ti est ici que nous allons descendre t
Vous ne pouvez pas.
MADAME PAQUET
Gomment! je ne le peux pas! je suis donc en prison?
LES CONDUCTEURS
Maisons ! Maisons ! Maisons !
MADAME PAQUET, à un inspeclcui'.
Monsieur! monsieur.!... Pas moyen de se faire descendre... Monsieur Paquet!
UNE VOIX
Oui.
MADAME PAQUET
Ce n'est pas la voix de mon mari. Léon î