‹ Bourgeois de ParisChapitre 86 sur 122 · MADAME GIMARD, PAULINE, MADAME SERVAIS, CHARLOTTE, FRÉDÉRIC, AMANT · texte numérisé non relu

MADAME GIMARD, PAULINE, MADAME SERVAIS, CHARLOTTE, FRÉDÉRIC, AMANT

AMANT

A Tœil nu ?

Qu'est-ce que c'est que ça?

AMANT

Monsieur Frédéric.

FRÉDÉRIC

Monsieur Amant.

MADAME GIMARD.

A la bonne heure! je ne vous remettais pas en entrant. Voilà une surprise !

VMANÏ.

Et madame Servais î

MADAME SERVAIS

Comment vont monsieur et madame votre mère ?

AMANT

Mais très-bien. Nous sommes d*heureux coquins!

MADAME SERVAIS

Il fallait une occasion comme celle-là pour que j'eusse celui de vous voir:

FRÉDÉRIC

Nous sommes deux criminels.

AMANT

Ne déménagez vous pas, madame Gîmard?

MADAME 6IMARD.

Nous déménageons, si vous voulez.

AMANT

Je ne m'y oppose pas.

MADAME GIMARD.

Les personnes seulement, nous laissons nos meubles. Nous allons voir la mer.

Ah! bah!

AMANT

La mer et ses habitants.

MADAME GIMARD.

Asseyez-vous donc... si vous pouvez,

FRÉDÉRIC

Nous ne pouvons pas... Tiens! tiens! tiens!

AMANT

Et nous aussi nous Talions voir cett« bonne mer.

MADAME GIMARD.

Voilà qui se rencontre on peut dire à merveille.

AMANT

Je crois bien. (Chantant.)

Plus on est de fous Plus on rit.

FRÉDÉRIC

Plus on est de fous Plus on rit.

AMANT

Des frelons bravant la piqûre...

FRÉDÉRIC

Que faime à yoir,danà ce séjour...

MADAMK SERVAIS.

Nous connaissons Tair et les paroles : bien obligés!

FRÉDÉRIC

Et madame est-elle de la partie ?

MADAME GlIfARD.

Madame préfère le plancher des vaches^ elle a raison.

MADAME SERVAIS

Ce n*est pas précisément ça ; mais vous savez, il est dans ce monde...

FRéDÉRIC.

Certaines considérations...

AMANT

Par-dessus lesquelles.. .

FRÉDÉRIC

On ne peut pas impunément sauter.

AMANT

Connu !

MADAME SERVAIS

Moi je n'admettrais jamais ça ; faut prend' son plaisii' oii on le trouve.

FRÉDÉRIC

Je suis bien de cet avis-là ; faut s'amuser txint qu'on peut.

AMANT

La vieest si courte!

MADAME GIMARD.

Voyons, mame Servais, soyons justes et de bon compte, avouez que si ça vous plaisait bien...

AMANT

Parbleu ! comme si M. Servais avait jamais rien refusé!

MADAME SERVAIS

Et voilà comme on écrit l'histoire.

FRÉDÉRIC

M. Servais... (Chanum.) ^1

Ah ! Thortuôte homme !

Le galant homme !...

J^estime que cette partie peut être des plus gaies.

J'en ai un^ peur atroce. ^ • •

MADAME GIMARD.

Dites-iiousla vérité... Avouez, messieurs, que -vous ^vez eu vent âe nos projets !

FRÉDÉRIC

Votre mari nous les avait contés.*. Mademoiselle serat-elle des nôtres ?

PAULINE

J'oseTespérer.

MADAME GIMARD

Je crois bien : le père, la mère et les enfants, moins la petite, pourtant.

AMANT, '

Son papa Tauraît portée.

MADAME GIMARD.

C'est là le motif qui fait que nous ne remmenons pas.

MADAME SERVAIS

Et votre oncle, monsieur Frédéric?

FRÉDÉRIC

Toujours mon oncle. Je lui ai persuadé, qu'en prenant sa place, ça lui ferait autant de bien.

Le roi des hommes, M . Gambier !

AMANT

. Et des. oncles!

FRÉDÉRIC

Eh bien! mesdames, c'est convenu : puisque vous voulez bien le permettre, nous rirons.

MADAME GIMARD.

Si je le veux? c'est-à-dire que je le demande, que je l'exige, que je l'ordonne.

AMANT

Accepté à l'unanimité?

- X lll^ K » ■-•>. "-- ■•

El vive la joie! (Chantant.)

On s'amusera,

Lariûette Et i'on dansera, Larifla.

AMANT

On Sidmusera, On chantera.

On pincera La polka Sur l'herhette .

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