MADAME GIMARD, PAULINE, MADAME SERVAIS, CHARLOTTE, FRÉDÉRIC, AMANT
AMANT
A Tœil nu ?
Qu'est-ce que c'est que ça?
AMANT
Monsieur Frédéric.
FRÉDÉRIC
Monsieur Amant.
MADAME GIMARD.
A la bonne heure! je ne vous remettais pas en entrant. Voilà une surprise !
VMANÏ.
Et madame Servais î
MADAME SERVAIS
Comment vont monsieur et madame votre mère ?
AMANT
Mais très-bien. Nous sommes d*heureux coquins!
MADAME SERVAIS
Il fallait une occasion comme celle-là pour que j'eusse celui de vous voir:
FRÉDÉRIC
Nous sommes deux criminels.
AMANT
Ne déménagez vous pas, madame Gîmard?
MADAME 6IMARD.
Nous déménageons, si vous voulez.
AMANT
Je ne m'y oppose pas.
MADAME GIMARD.
Les personnes seulement, nous laissons nos meubles. Nous allons voir la mer.
Ah! bah!
AMANT
La mer et ses habitants.
MADAME GIMARD.
Asseyez-vous donc... si vous pouvez,
FRÉDÉRIC
Nous ne pouvons pas... Tiens! tiens! tiens!
AMANT
Et nous aussi nous Talions voir cett« bonne mer.
MADAME GIMARD.
Voilà qui se rencontre on peut dire à merveille.
AMANT
Je crois bien. (Chantant.)
Plus on est de fous Plus on rit.
FRÉDÉRIC
Plus on est de fous Plus on rit.
AMANT
Des frelons bravant la piqûre...
FRÉDÉRIC
Que faime à yoir,danà ce séjour...
MADAMK SERVAIS.
Nous connaissons Tair et les paroles : bien obligés!
FRÉDÉRIC
Et madame est-elle de la partie ?
MADAME GlIfARD.
Madame préfère le plancher des vaches^ elle a raison.
MADAME SERVAIS
Ce n*est pas précisément ça ; mais vous savez, il est dans ce monde...
FRéDÉRIC.
Certaines considérations...
AMANT
Par-dessus lesquelles.. .
FRÉDÉRIC
On ne peut pas impunément sauter.
AMANT
Connu !
MADAME SERVAIS
Moi je n'admettrais jamais ça ; faut prend' son plaisii' oii on le trouve.
FRÉDÉRIC
Je suis bien de cet avis-là ; faut s'amuser txint qu'on peut.
AMANT
La vieest si courte!
MADAME GIMARD.
Voyons, mame Servais, soyons justes et de bon compte, avouez que si ça vous plaisait bien...
AMANT
Parbleu ! comme si M. Servais avait jamais rien refusé!
MADAME SERVAIS
Et voilà comme on écrit l'histoire.
FRÉDÉRIC
M. Servais... (Chanum.) ^1
Ah ! Thortuôte homme !
Le galant homme !...
J^estime que cette partie peut être des plus gaies.
J'en ai un^ peur atroce. ^ • •
MADAME GIMARD.
Dites-iiousla vérité... Avouez, messieurs, que -vous ^vez eu vent âe nos projets !
FRÉDÉRIC
Votre mari nous les avait contés.*. Mademoiselle serat-elle des nôtres ?
PAULINE
J'oseTespérer.
MADAME GIMARD
Je crois bien : le père, la mère et les enfants, moins la petite, pourtant.
AMANT, '
Son papa Tauraît portée.
MADAME GIMARD.
C'est là le motif qui fait que nous ne remmenons pas.
MADAME SERVAIS
Et votre oncle, monsieur Frédéric?
FRÉDÉRIC
Toujours mon oncle. Je lui ai persuadé, qu'en prenant sa place, ça lui ferait autant de bien.
Le roi des hommes, M . Gambier !
AMANT
. Et des. oncles!
FRÉDÉRIC
Eh bien! mesdames, c'est convenu : puisque vous voulez bien le permettre, nous rirons.
MADAME GIMARD.
Si je le veux? c'est-à-dire que je le demande, que je l'exige, que je l'ordonne.
AMANT
Accepté à l'unanimité?
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El vive la joie! (Chantant.)
On s'amusera,
Lariûette Et i'on dansera, Larifla.
AMANT
On Sidmusera, On chantera.
On pincera La polka Sur l'herhette .