‹ Bourgeois de ParisChapitre 91 sur 122 · LES MÊMES, MADAME SERVAIS · texte numérisé non relu

LES MÊMES, MADAME SERVAIS

MADAME SERVAIS

Encore couchées l Bonjour, marraine. *

MADAME SERVAIS

Allons, décidément, nous sommes moins mal logées que vous.

MADAME GIHARD.

Comment diable êtes-vous fagotée ?

MADAME SERVAIS

Dans le pantalon démon mari.

MADAME GIMARD.

Est-il Dieu possible! Pauline, regarde donc ta mafi&ine.

MADAME SERVAIS

Que voulez-vous faire ? Ma robe est à sécher au feu de la cuisine. Dame ! à la guerre comme à la guerre ! M. Servais est encore plus mal hypothéqué : ça n^empêche qu'il est allé manger des huîtres, avec ces messieui^s, en caleçon, sous son paletot.

MADAME fi IMARP.

Et mon mari ?

MADAME SERVAIS

Avec ces messieurs.

MADAME GIHARD.

Il adore ces parties-là, M. Gimard.

MADAME SERVAIS

Sans compter que je vas les retrouver» aussitôt que ma robe sera sèche, et vous?

MADAME GIMARD.

Moi pas. Je ne me soucie nuUementde me montrer faite comme nous sommes.

MADAME SERVAIS

N'y a que les honteux qui perdent. Tant pis, j'en suis bien fâchée, je veux voir la mer.

MADAME GIMARD,

Je la verrai un aut' jour. Tenez, je donnerais je ne snis combien pour être à ce soir.

MADAME SERVAIS

 ce soir ! Nous ne partons pas ce soir.

MADAME GIMARD.

C'est vrai, je n*y pensais plus.

MADAME SERVAIS

Nous avons jusqu'à demain pour nous amuser. Eh ben, sans adieu.

MADAME GIMARD.

Au plaisir de vous voir !

A tantôt!

MADAME GIMARD.

Si jamais on m'y rattrape.. .

La scène en proTÎnce dans une ville de garnison.

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