A ALFRED P0I7.AT VII
terroger, non les astres, mais les berceaux, parce qu'avant de jaillir en sources les eaux de l'esprit comme les eaux des champs, doivent cheminer longuement sous terre et que, si ce siècle doit avoir ses Lamartine et ses Hugo, tout fait penser qu'ils tettent encore leur pouce... D'autres souhaiteraient vous rallier à leur chimère dune pair universelle qui mettrait fin à tous les conflits, et vous leur répondez que cette paix universelle ferait assez bien votre affaire, mais que vous aimeriez savoir sur quelles observations ils se fondent pour croire que les loups deviendront des agneaux... Vous n'aimez pas plus la guerre que moi-même, mais vous avez peine à concevoir que, dans le plus grave des organes, le plus pondéré de nos critiques n'hésite pas à professer que toute guerre est une perte pour l'humanité et que les beaux traits qu'elle a suscités se fussent aussi bien fait jour en temps de paix. C'est comme si l'on disait que le même grain germe dans toutes les terres et qu'il n'y a pas de conditions de