‹ Boutades et rêveriesChapitre 29 sur 47 · ROUGEURS ASTRALES · texte numérisé non relu

ROUGEURS ASTRALES

Soleil resplendissant, ta lumière féconde Fait fleurir les buissons et mûrir les épis, Ta chaleur bienfaisante entoure notre monde Et remet la vigueur dans nos corps assoupis.

C'est toi qui fait surgir For de la moisson blonde. Toi qui couvres le sol d'un verdoyant tapis, Et ton grand œil peut voir sur la terre et sur l'onde. Que notre humanité s'en va de mal en pis.

266 BOUTADES ET EÊVERIES

Hier, en te couchant, tu rougissais de honte. Avais-tu remarqué les horreurs qu'on raconte ? Ou plutôt, voyais-tu tout ce qu'on ne dit pas ?

Ce matin, je te vois rougir à ton aurore.

L'hémisphère opposé serait-il donc encore

Plus que le nôtre absurde et fertile en faux pas ?

Fall River, 8 Septembre 1893,

m VIEUX ils

m VIEUK AMIS

O "sainte affection, source de jouissance, Qui ne te connait pas est digne de pitié ! Pour exprimer ma joie et ma reconnaissance Les mots sont aujourd'hui trop faibles de moitié.

Je me rappelle encor — douce réminiscence — Les marques d'intérêt dont m'ont gratifié Jadis les compagnons qu'après huit ans d'absence Je retrouve constants à la vielle amitié.

Attiré par l'attrait d'un milieu sympathique,

Je m'installe auprès d'eux. Rejeton exotique,

Je vais prendre racine où m'arrosent leurs mains.

Leur cordialité va me remettre en verve, Advienne que pourra, l'avenir nous réserve De bons accès de rire et d'heureux lendemains.

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