MON ANGE, ADIEU
Dans ce vallon de misère et de larmes,
La rose naît d'un épineux buisson ;
Si quelqu'un chante, aussitôt les alarmes
Et les soupirs étouffent sa chanson.
Tes grands yeux noirs me guidant comme un phare,
Me promettaient un heureux avenir :
C'était trop beau, le destin nous sépare,
Mon ange, adieu, je suis né pour souffrir.
J'avais rêvé la paix douce et tranquille, Après les jours d'orage et de douleurs.
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268 BOUTADES ET EEVEEIES
A tes genoux je cherchais une idylle,
Rêve embaumé de parfuns et de fleurs.
Le désespoir de mon âme s'empare,
Pour moi tes bras ne devaient pas s'ouvrir,
C'était écrit, le destin nous sépare,
Mon ange, adieu : je suis né pour souffrir.
Le vent gémit à travers la ramure, La froide nue estompe le ciel gris ; L'averse tombe, et son triste murmure Semble un écho des cœurs endoloris.
Les sombres jours que le ciel me prépare Je les consacre à ton cher souvenir.
C'était trop beau, le destin nous sépare. Mon ange, adieu : je suis né pour souffrir.
l II
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