‹ Boutades et rêveriesChapitre 39 sur 47 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Alphonse, Rosine.

Alphonse .

Ce n'est pas cette histoire ancienne qui remue Les fibres de votre être, et vous êtes émue Plus que vous ne voulez le paraître, à coup sûr.

À TE03rPEUSE, TROMPEUR ET DEMI 29T

Vous connaissiez déjà ce récit très obscur,

Et vous en avez ri devant moi. C'est étrange,

Comme lorsqu'il est là votre attitude change !

Rosine

Allons, vous voyez bien que je riais de lui.

Vous êtes d'une humeur bien jalouse aujourd'hui.

Vous êtes marié : cependant, je vous aime.

Ce secret, j'aurais dû le garder en moi-même.

Depuis que vous avez reçu ce tendre aveu

De ma part, vous croyez que je me fais un jeu

De faire des mamours à tous les bons apôtres

Qui croient m'avoir flattée en épousant les autres.

Je m'amuse fort bien à causer avec eux.

Mais c'est vous seul l'objet de mes plus tendres vœux-

De Roland, que j'aimais, je suis la fiancée.

Et pourtant votre amour m'a presque divorcée

Avant le mariage, et vous osez encor

Vous plaindre et jalouser Charles, ce gros butor ?

Alphonse

Bien vrai que vous m'aimez ?

Rosine

Ingrat, tu le demandes ?

Tu sais bien qu'à mon cœur c'est toi seul qui commandes ? Mais on vient.

Alphonse

Adieu, chère !

(Alphonse s'éloigne et Rosine lui lance un baiser du. bout des doigts. Roméo entre et surprend ce geste,)

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