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DIAGNOSTIC, PRONOSTIC ET COMPLICATIONS

L'on a dit que le bouton d'Orient, difficile à diagnostiquer quand on ne l’a jamais vu, est facile à reconnaître lorsqu'on l’a observé plusieurs fois ; cette opinion semble devoir être appliquée au clou de Gafsa en particulier, dont le diagnostic est, en somme, facile.

Ce sont surtout à notre avis les quatre phases par lesquelles passe la maladie endémique des oasis montagneuses du Sud Tunisien qui permettront de la différencier des autres lésions cutanées.

Il est impossible de confondre le clou de Gafsa avec le furoncle, qui s’en distingue par la présence d'un bourbillon ; avec l'anthrazx, qui évolue plus vite et provoque une douleur violente ; avec l'acné, qui a une prédilection marquée pour les parties couvertes du corps ; avec l'impeligë, dont la croûte est moins adhérente, recouvrant une excoriation plutôt qu'une ulcération.

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Le diagnostic différentiel du clou de Gafsa avec l’ecthyma, notamment l'ecthyma des cavaliers, est assez délicat, car les deux affections, à la période croûteuse, offrent beaucoup de ressemblance. Toutefois, dans l'ecthyma, lon n'observe pas de desquamation épidermique, les croûtes apparaissent plus vite; enfin cette dernière affection ne dure pas, en général, plus d’un mois.

Le bouton tunisien diffère de la gomme luberculeuse par son siège et son évolution; le premier débute par l'épiderme et s'enfonce dans le derme, tandis que la gomme suit un processus inverse et commence par un nodule sous-cutané qui se ramollit et déverse son contenu au dehors.

Quant à l'ulcération tuberculeuse, elle se distingue facilement du clou de Gafsa; ses bords sont décollés, amineis et le fond est recouvert de tubercules jaunâtres, ce que l’on n'observe jamais dans le clou qui est recouvert d'une croûte et présente une forme plus régulièrement arrondie que l’ulcération tuberculeuse. Enfin l'aréole vineuse suflit à elle seule à faire le diagnostic du bouton de Gafsa.

L'éruplion lépreuse s'accompagne de modifications de la sensibilité cutanée que l'on ne constate jamais dans la maladie endémique du Sud Tunisien.

Si le diagnostic différentiel du clou de Gafsa avec cerlaines gommes syphililiques est parfois difficile, il faut reconnaitre cependant que le fond du premier, inégal, ne présente jamais de bourbillon; il y a lieu, dé plus, dans les cas douteux, d'étudier l'évolution de l'affection sous l'influence du traitement spécifique, de tenir compte des commémoratifs et du séjour, antérieur ou actuel, dans la région de Gafsa.

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