DEUXIÈME PÉRIODE OU DE DESQUAMATION
quelques jours l'on remarque que l’épiderme s'exfolie au sommet de la nodosité, en même temps que, par suite d'un suintement léger constitué par un liquide transparent, 1l se forme une petite croûte.\ Le processus d’exfoliation progresse et l’épiderme se soulève sous forme de lamelles jaunâtres qui se desquament facilement. Cette desquamation se renouvelle plusieurs fois et finit par recouvrir toute la surface du clou.
TROISIÈME PÉRIODE OÙ D'ULCÉRATION. — Quand le clou s'ulcère — et c'estle cas le plus habituel - le derme est attaqué dans sa partie superficielle.
La destruction du derme produit une croûte jaunebrunâtre très résistante ; en même temps le clou s’aplatit. La croûte tombe spontanément ou le malade la détache à coups d'ongles ; elle met à nu une ulcération qui progresse en grandeur een profondeur, pouvant atteindre un diamètre de » centimètres. Cette perte de substance, plus ou moins importante suivant les cas, peut être le point de départ d'infections secondaires variables. A cette époque le clou de Gafsa, sans revêtir des caractères bien spéclaux, se présente ordinairement sous la forme d'une ulcéralion dont les bords sont déchiquetés, irréguliers, taillés à pie, et le fond bourgeonnant, sanieux, inégal, d'aspect papillomateux.
La peau forme, autour de l’ulcère, une auréole violacée qu'accompagne souvent une éruption de boutons secondaires.
QUATRIÈME PÉRIODE OU DE CICATRISATION. — La cicatrisalion se fait par bourgeonnement du corps muqueux : les croûtes se détachent et les bords de l'uleère se rapprochent peu à peu. Quand la perte de substance est comblée, il reste une cicatrice générale très apparente dont les dimensions sont celles de l'ulcération primitive. La couleur de cette cicatrice est assez caractéristique ; violacée où brune, elle est presque indélébile, persistant pendant plusieurs années et souvent indéfiniment avec la plus grande netteté.
La rétraction cicatricielle, qui n’occasionne, en général, aucune gêne fonctionnelle quand le elou a siégé sur les membres {à moins qu'il n’y ait confluence de plusieurs boutons très vastes), peut amener, quand le visage est atteint, des déformations vicieuses, comme par exemple l'ectropion des paupières.
Telle est l'évolution habituelle.du clou de Gafsa. Il n’en est pas moins vrai qu'il peut s'arrêter à l’une où l’autre de ces périodes ; il revêt alors des aspects différents qui permettent de distinguer les formes suivantes de l’affeclion, vérifiées par une observation clinique méticuleuse.
1° Une forme sèche ou croûleuse. — Assez fréquente, elle n’est que l’exagéralion des croûtes épaisses qui se produisent durant la période d'ulcération ; ici, le clou, souvent pelit, est recouvert d'une véritable carapace, l’ulcération est peu profonde, la suppuration peu abondante. La cicatrice observée dans ce cas est apparente.
2% Une forme ulcéreuse, celle que l'on observe le plus souvent; caractérisée par une suppuration excessive el