MÉLI-MÉLO
Bien que je ne sms «qu'une /^mfne,
Sans m'adJQÎndre un Catilina^
Je déclare du fend de Vâme
Que jamais esprit ne fouina
De, par fiacchus, s'il jure et joit^
G'<est qu'ecgoteur ou citofen
Doit répondre rubis sur V ongle
Au toast insolent d'un pairn.
Pour le ohanger en mirabelh.
Qui n'aimerait uiiMirabeëU.
La femme to^)ours est plus beUe^
Quand Tamonr lui prébe^un /l!ain^ecii.
Il faut applaudir YOrestie!
On admire de Gabrio.
La vive et iolle rspartie.
Mettant en sac tout agio^
Moitié raisin et moitié fyuA,
On peut savourer le faisan,
Quand»sans .parti pris on &e ligue
Contre l'odeur de parmesan.
En étalage la noisette
Fraternise avec le pâté,;
La nonne est près d'une grisette^
Dumas près d'un âne bâté,
Eugénie Poujade.
Des goûts et des couleurs quand discute une femme,
Fût-elle aussi injuste que fut Catilinay
A son avis toujours faites ranger votre âme
Jusque là, cependant, qui jamais ne fouina.
Fouiner n'est pas un vice : un politique jongle
Pour bien connaître à fond le cœur d'un citoyen;
Son œil scrutateur n'épargne ni les ongles,
Ni le maintien grossier, ni les discours païens.
Son langage mielleux comme les mirabelles
Vous arrache un aveu bien mieux que Mirabeau ;
Mais si pour adversaire vous avez une belle^
C'est encore bien plus fort. Vous croirez qu'un flamb eau
N'éclaire pas du tout. Vous prendrez VOrestie
Pour un poème fade, et le bon Gabrio
Vous paraîtra sans sel, sans bonne repartie.
En entendant de Gluck un superbe didagio,
Vous direz en bâillant, en faisant votre figue :
« Finette avait raison, j'aime mieux un faisan.
Et que m'importe à moi des artistes la ligUe!
Vous aimez Bethoven; j*aime \e parmesan.
Mais cependant Mozart! — J'adore la noisette.
De vos comparaisons je suis très épaté
Vous avez mauvais goût, vous aimez la grisettet
Changez de sympathie, car vous êtes bâté, »
J. Soudan AS.