POUR CLORE LE CONCOURS
Plus que tout autre humain, je chéris une femme ^ Aussi belle que traître était Catilina.
Un regard de ses yeux atteindrait plus d'une âme; 'Devant elle j'en sais plus d'un qui fouina.
J'estime au plus haut point le bateleur qui jongle, Comme artiste d'abord, puis comme citoyen.
On n'ose le braver, car il a bec et ongle; Mais il est homme enfin et n'est point né paien. J'aime de tous les fruits la douce mirabelle. Mon pays, qu'eût sauvé la voix de Mirabeau, Une tendre caresse, un baiser d'une belle.
Et la noble science au céleste flambeau.
Je lis avec plaisir les vers de VOrestie, Et, quoique je n'aie point l'esprit de Gabrio, J'écoute et applaudis la vive repartie.
Comme un vrai bien social, j'approuve Vagio.
Parfois à mes rivaux je sais faire la figue.
Des habitants de l'air j'adore le faisan.
Plus que le bon Henri, je déteste la Ligue, Je fuis tout entre-mets qui n'est point parmesan. Mais je chéris surtout de la tendre noisette La douceur que n'a point la croûte d'un pâté ; Et celui qu'effarouche une brune grisette, Selon moi, cher lecteur, n'est qu'un âne bâté.
Georges Lacomme.
Chez Vachette, ce soir, j'écris ffrôs- d'une fenama. — Tu n'es pas seul un traître, 6 gcand CaiiUimt Je rinvite à souper, elle accepte avec âme!
Elle croqua cent franiS&, puis.... elle fouina^. Avec nos bons louis,, ce maudit sexe pngk^t.
Gomme si l'or tondrait, en plui&auL citoyeni. Tâchez d'avoir la main, pleine d'or jus^'à Yongla, Ou, cher Monsieur, bonsoir, vous: n'êtiss qu'un jwtteni Gardez-vous, chez Moretux, d'offrir la mirabelki, Fussiez-vous éloquent comme &u Mirabeau^ Car l'on vous répondrait : « Vous nous la f*.-*..6c8«/, » Et Lizon, pour partir, vous tendrait son flambeau. Que si vous lui parlez des vers de VOreHie^ De la voix et des yeux de sa sœur (ïaôrto, Â ces noms inconnus j'entends sa repartie :
« Parlez-moi donc plutôt de bourse- et d'agio! » L'on ne me fera plus jamais gober Ir figues J'irai manger tout seul désormais mon fcdsaiu Contre le sexe impur volontiers j'entre en^igue^; Je le ferai filer... comme le parmesan, Â moins qu'au fond des bois, pour cueillir la noiseUie, Je n'emmène un beau jour, lesté d'un bon pâté, Quelque timide enfant, quelque blonde grisette. Qu'avec moi j'assiérai sur un âne bâté,
J. Kettch: