‹ Bouts-rimés, publiésChapitre 3 sur 128 · RESPECT AUX FEMMES · texte numérisé non relu

RESPECT AUX FEMMES

Il faut èire inieesé \K>[ir ju^er de la ftmma Par celle dont ramoiir perdit CatiUua :

Souvent à son cœur d'or est jointe une grande dme. Devant Jeanne, FAnglaià éperdu fouiua; Charlotte ose affronter un \ rai tigre en sa jua^le; Ame a les vertus d'un màle citoyen :

La gracieuse Esther sait d'Aman rogner V ongle; Clolilde, en son époux, triomphe du paleu.

• Si l'heureuse province où croit la mirabelle Est fière de Mér) comme de Mirabeau, Elle a vu naître aussi la femme noble et belle Qui du tendre Pétrarque alluma le (lambeau.

J'admire avec raison l'auteur de YOrestie; Mais qui n'est pas charmé par sa sœur Gabrio? De ses lèvres jaillit la fine repartie; Sa charité flétrit le perOde a(jio.

Ah ! vous trouvez plaisant de nous faire la figue. Gandins, chercheurs de dot, ou mani^eurs de faisan ! Mon sexe s'inquiète autant de votre ligue Que l'ours du pôle est craint sur le sol parmesan. Et moi j'aimerais mieux dîner d'une noisette Qu'attaquer avec vous un succulent j)àté :

Des gandins le moins sot, même pour la grisette, No peut être qu'un fat et qu'un ane bâté.

Matihlde.

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