‹ Bouts-rimés, publiésChapitre 2 sur 128 · CEUX QUE JE HAIS · texte numérisé non relu

CEUX QUE JE HAIS

Je hais celui qui trompe et flétrit une femvie, — Je hais Tibérius, Néron, Catilina, Et les autres tyrans. — Je hais l'homme dont Vdme Devant quelque danger lâchement fouina ; Celui qui, pour avoir des honneurs, rampe eijonyle; Celui qu'on paye afin qu'il soit bon citoyen ; Celui qui veut toujours, au prochain, rogner Vongle; Celui qui, baptisé, devient juif ou païen. — Du sol qui fait mûrir la douce mirabelle.

De ma chère Provence, où naquit Mirabeau , Je hais les ennemis. — De ma vie encor belle, Je hais tel qui voudrait éteindre le flambeau, — Je hais un ignorant qui blâme VOreslie, Qui méprise Dumas, Méry, Karr, Gabrio, Et tant d'autres à qui la gloire est repartie. — Je hais les gens qui font abus do Vagio; Les riches qui, voulant faire aux pauvres la figue. Leur refusent du pain et dînent d'un faisan; La tourbe des jaloux qui, contre nous, se ligue; Le prodigue qui jette aux chiens le parmesan ; L'avare qui voudrait dîner d'une noisette ; Le gourmand trop gorgé de vin et de pâté; Le fat qui, sans rougir, insulte la grisette, Et le lecteur qui dit : « Que Mouzin soit bâté! »

Mouzix.

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