‹ Bouts-rimés, publiésChapitre 38 sur 128 · L'HOMME COMPLET · texte numérisé non relu

L'HOMME COMPLET

Pour conqnériç le Ciçiic pt V^yen d'qriQ f$r^mÇy J'oserai tout braver... PQm^TfiQ p<((iimç^ ; C'est ainsi que je §uis : le pie] m'a fait une âWtQ, Qui se rit du p^fi!» et jan^ais r^p fouina; Au milieu (j^^ dangers, avec le sojt je jongfe, On m'appelle, monsieur; mais je suis çitoyml IX^J\^ îin repas çl^qisi je bois, rubis siir Tonifie, Et chante B^ranger? sans me croire un pmen.

Au dessert, j'^ip^ie assez ma part de mivç/kçU^^ Pour la sensualité, j'égale Jifirabeau, Sans avoir^ pqinme lui, soumis plus d'une belle^ Et d'amour, çif^ps jeur spin, s^llumé le flambem' Mais gloire à son rival, l'auteur de VQrestie, Digne d'être l'ami du charmant Gabrio. ' Nul n'est plus que Dumas, prompt à la repartie., Il sème son esprit, comptant, sans agio ; En cuisine, gt\ talent, il fait à tous la figues Qui, mieux que lui, saurait apprêter un faisan? Si, contre ce géant qu'elqu'avorton se ligm,

A genoux, et-goùtezce plat de parmesan.

Heureux, qui comme lui, sait cueillir la noisette. Puis à deux, dans le bois décoiffer un pâté; Et la main dans sa main promener la grisette, Celui-là, je le dis, n'est pas âne bâté,

A. BoxxnT.

Parmi cent autres maux, je possède une femme, Qui, du matin au soir, singeant Catiliiia, Conspire chaque jour, la perte de mon âme, Moi, qui pour disputer, de tout temps, fouinât Elle veut maintenant, qu'avec des mots je jongle, Et que du sol anglais, modeste citoyen^ Je vous envoie des vers.., craignant quelque coup d'ongle, J'écris... mais en jurant, (tout bas,) comme un païen. Hier, d'un ton moins doux, que miel ou mirabelle. Dans le Petit Journal, ce petit Mirabeau, Elle lut votre avis. « Je veux, «me dit la belle, « Du feu des bouts- rimes, obtenir un flambeau. « Je veux, dans ce recueil, à l'auteur d'Orestie, « A ces charmants esprits, qu'on nomme : Gabrio, « Méry, Karr, ou Dumas, rois de la repartie (( Comparer les sonnets, produits par Vagio, (c Ceux, du commis qui vend, l'aloës ou la figue, « Ceux, du ventru, rimant, entre dinde et faisan, « Et voir unis enfin, dans la lyrique ligue « Les fabricants d'esprit, à ceux de parmesan, » Aimant à comparer la pêche à la noisette.

Les croûtes de pain bis, aux tranches de pâté; * Pour un franc, je souscris, aux vœux de ma grisette, Et vous offre, monsieur, ceux d'un âne bâté,

Louis BiNY.

Tel qui tremble parfois sous un regard de femmey

N'aurait pas reculé devant Catilina,

Qui peut bien expliquer le mystère de Vâme,

Quand pour un rien souvent le brave fouina?

Tel qui va chasser l'ours ou le tigre en sa jongle ;

N'est devant le danger qu'un lâche citoyen.

J'aimerais mieux gratter la terre avec mon ongle^

Qu'en rimant de travers jure^ comme un païen.

En Provence, vaut mieux, cueillir la mirabelle,

Que de suivre en %on vol l'aigle de Mirabeau.

Timide, je ne sais courtiser une belle,

Qu'en tête à tête et même, au besoin, sanS'flambeau.

Mes vers un peu tardifs charmeront Orestie

Qui n'a pas toutefois l'esprit de Gabrio,

De Karr et de Dumas la fine repartie

£t jamais en amour n'employa l'alto.

Mes vers, triste bouquet, viennent après la figue,

Alors qu'ils auraient dû précéder le faisan.

Mais je suis paresseux, — tout contre moi se ligue;

Je les sers à la fin comme du parmesan.

Pour clore le dessert^ j'apporte une noisette.

On ne peut pas toujours se nourrir de pâté.

Pour arriver trop tard, comme chez la grisette,

N'allez pas m'accuser d'être un âne bâté.

Charles Desgenkts.

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