UN RÉCIT
Lecteurs, JQ mo COnfes^fî, Qn est feib^» Q" ^§t ftn^w^ft;
On aime un Cicéron brfeaoli ÇatHim;
On s'éprend ^'m gr^iw} hQmw, il fi^t ^Quvçnt sa«S (îyi.6^
Pour faire ce x^\U loi^gtemps mqiv coewr/Qwma.
J'épouse to^t ^pftliH un n^alheureuî quijon^te
Avec tous les seçr^ne^nts, d'^iomme, de çitQye%
Un bourreîi^ : j'aii porté les marques de spo ongle-
En me ma^ty^^sa^t, il jursiit en pmV"
Vers le temp§ o^ ït;iwiçi\ la blpnçje wirft^^i^e,
Je m'enfuis. L'aa d'après, fler ppmme M^vO/bem^
Un homme d'un grand nom, disait que j'étais >«J^,
Papillqi^, j'ai li^rulé mes ailps au fiamifeau.
Ses vers coulaiesqt plus dou?: que ceux de VO^restiey
Ses écrits, surpassaiiçut tous cquç de Gakrio,
Que j'aimais son talei^t, sa vive repartiei
Pour lui j'aurais donné tous les rois de Vagio,
On l'eût cru grand seigneur. L'ananas et la figue.
Flattent ses goûts pripciers. Il faut truffes, faisan.
Sait-il d'où l'argent vient? Contre moi tout se ligue^
La misère bientôt me voue au parmesan.
« C'est trop peu, vous vivez, dit-il, d'une noisette.,
« Je cherche un autre gîte où l'on ait du pâté,
« Vous serez ma charmante, adorable grisette, »
Ai-je payé l'erreur dont mon cœur fut bâté?
Je serai pour te plâiFé, 8 à'ëdùisahlb fèmîlnè^ Parjure à mon pays, cbiiiàlb CàïiMà ; Pour un baiser de toi jfe donnerais iii6h à%i A Satan devant qiit pliisd'iih bt*âVë fôûini; Eh I que m*importé à iidôi le ébùVeraîn qài ^ôwgïe Avec la Charte, avec les droits dû citoyen';? Que sur tous mes ëcrils, la clèhsure ail mis VoH^ïe Qu'on me trouve immoral ! qti'ôh mé hominfe jpàïeà ! Que me fait tout cela? tôliirvu, ma ini^àmUi Que je puisse en talent ëgiileb Miral^eaù Pour te prouver qu'au cîél, l'étoile là plus heïtè^ De ton di\in regard ne Vaut ^'às le ildfnh'eàu. Mais laissons les grâiids hiôts, et trôvé à VÛtestîel Que j'aime entendre ici; chàrmàiilé Gahrïo^ Dé ton esprit subtil, là Vive repartie!
Tous deux, nous oublions, les briiils de Vàgiô : De tous les envieux,' tiotls d'éfioiîs la ligue, Nous savons poùi* souper iibiis passfer d'iiii fàisMi, Et, comme (iéiii àîiiàntâ, nioi*drë à là inèiHS -/i^We, Souvent, nous coiitëhlfet d'ûii ped de parmèsà1^ Et pour tout le d'eséért casser uiîe nôise^tti, Sans dëdàignër pàirfois les dëbris d'uh flàïé ; Toi, riant du joli hte de la grtsette, •. Moi, toujours sôlli|)tfâUi; cBinhié titî âhb bâté.
Ch. Bouvket
La voix de Cicéron et celle d'une femme Dénoncent le complot du fier Catilina... Les armes à la main il périt !... soudain Vâme De ce conjurateur jusqu'aux enfers fouina.
Tel avec l'existence un ambitieux jongle; Pour planer au-dessus du plus haut citoyen Il emprunte au lion et sa gueule et son ongle. Le chrétien sur ce point est semblable au paien. Après ce haut début, parlez donc mirabelle,
Et sans transition, passez à Mirabeau I
Messieurs Dumas, Méry, vous nous la donnez belle !
Mais de votre génie avons-nous le flambeau ?
Et la verve d'Eschyle, auteur de VOrestie ?
Non... laissons là mes vers pour lire Gabrio,
Dont la grâce en son style est si bien répartie
Qu'elle peut plaire même aux rois de Vagio,
Mon pégase est fourbu ; faites-lui donc la figue,
Pour moi je vais dîner d'un superbe faisan;
(Avec la loi Grammont cependant je me iigue)
Je veux, entre la poire et le fin parmesan,
Et tout en épluchant l'amande et la noisette,,
BOIRE AUX DEUX GRANDS AUTEUKs/... à demain le pâté.
Heureux de cet hommage et vêtu de grisette
Je suis content de moi comme un âne bâté.
DE Beaupré