LA COMTESSE DE CASTIGLIONE
Que faut-il pour vous plaira adorable femme,
Avoir écrit Herculauum ou Catilina,
Ou comme George Sand^ vous dépeindre son âme.
Avec de pareilles œuvres jamais poëte ne fouina.
Ce n*est pas dé la poésie avec quoi on jongle
Pourvu, pourtant, que Ton soit citoyen
On aurait beau s'en arracher un ongle^
Que cela ne vous rendrait pas païen.
Dans votre jardin on cultive la mirabelle.
Séjour enchanteur qu'aurait aimé Mirabeau
Avec vous madame qui êtes si belle,
Et qui pour vous parer n'avez pas besoin d'un flambeau.
Je sais que vous admirez les vers de VOrestie,
Que vous aimez à entendre la voix de Gabrio :
Mais dans tous vos discours où est la repartie ?
Dix lettres forment son nom, c'est le roi de Vagio.
Chez vous madame je me serais contenté d'une figue,
Et sur votre table on servait du faisan
Contre moi, de moi à vous il y a ligus
Mais cela m'importe peu et le parmesan.
Aussi, pour me distraire je prends une noisette,
Et pour me remplacer le pain j'aime mieux le pâté.
J'aime la grande dame, autant que la grisette
Si j'ai menti, comme Pumas, je veux être bâté.
Edouard Bulard.
- \\il -