PHOTOGRAPHIE
Esprit charmant mieux fait pour séduire une femme
Que les trésors volés qu'offrait Catilina,
Cœur généreux qui s'ouvre à tous les cris de Vâme
Et devant le malheur jamais ne fouina;
Intrépide chasseur qui souvent, dans sa jungle,
Au tigre y disputait son droit de citoyen,
Et sur son front sanglant traçait avec son ongle.
Près d'un nom catholique, un non de dieu païen;
Fin gourmet, qui devait chanter la mirabelle.
Plume illustre qui dut penser à Mirabeau
Par le cœur et l'esprit Dieu t'a fait la par), belle.
Dans ta main du génie il plaça le flambeau,
Henri trois, par ta voix, fait pâlir Orestie
Et Porthos après lui, laisse loin Gabrio,
Si ton esprit te fait roi de la repartie.
Ton cœur a des dégoûts profonds pour Vagio.
Grand penseur, tout te charme: un geai qui d'une figue
Arrache les morceaux du bec d'un coq- faisan.
Au jeune rat un soir un vieux chat (]ui se ligue
Pour entamer en paix, ensemble un parmesan ;
Un singe entre ses doigts tournant une noisette;
Un bel enfant des yeux dévorant un pâté.
Au bras d'un artisan une fraîche grisette.
Et par son âne un jour un sot maître bâté.
Edm. M. BoRY.
— lOo
Sous le ciel, il existe une modeste ^mme Pour qui tu ne saurais être un Catilina,., Être de ton concours réjouirait son âme...
Dlustre et grand Dumas, qui jamais ne fouina. En te parlant ainsi ne crois pas que je jongle : Jamais n'a dit plus vrai le meilleur citoyen. Si tu me refusais, Dumas, crains un coup d'ongle.... Mais non, mieux vaut bnser Tidole d'un païen. Que n'ai-je un beau verger I Quand croit la mirabelle Je t'en ferais l'hommage, ô second Mirabeau ! Auteur aimé de tous, ta plume est noble et belle : Ton esprit, riche écrin, fait pâlir up flambeau ! Je n'ai pas, je le sais, la grâce d'Orestie^ Ni la sublime voix qui charme en Gabrio ; Je n'ai pas, comme toi, la Gne repartie ; Je laisse l'usurier trafiquer Vagio ; Mais qui t'empêcherait, savourant une figue^ D'essayer d'en farcir un succulant faisan !
Devant ce mets nouveau s'inclinerait la ligue Des plus fins cordons bleus, amis du parmesan. Pour honorer Dumas, dédaignant la noisette, Ils voudi aient à leur tour faire un nouveau pâté Dont se régaleraient les gourmets, la grisette^ Qui ferait financer quelque gandin bdtc.
Eugénie Brulon.
- iBfe -.
Le misahthirô^e Idll qU'ahfe fem^e Est en méhâgê US Vi^l CMlina; Que pour mlbirj^ hbûâ tôHÛrfei- l^aCë; Elle Se rèVét des grâ'cëà de îâ ïbAïSS :
Lais^biié cet éféJSi-it qui jbngfîé Avec Ife Cdèur, l'âBlblik- d'ûh cifôjife» ; Peûl-êtte qu'un lëgëir coiif) d'bwijfîiê En laura fait uh itiisérâbre païen, PoUi* moi, oh ! douce Mràbelîe !
Je vais ât)J)iren(ihe, dàiis MÎ'raléàiL, A te dire cbkhBreh tÛ est belle Et coriibieii j'âdôbé loû jflaMéàu, Dans un banquet de pôëfe dbiirië eii Orestîe, Que présidait là bhUâiité ihùse Gàbrîà'^ De l'ordre des tafel§i là hoble rèjpartîè Fût réglée sainement; bl kàpà àgU.
A Dumas on servit là éJaVbtibe'ûéë fvgtà ; A Thimothéé; \i Mir d'iiii cbq fàtsSk, A du TerHdl; ùii ^lâl de là Sàltitë t^^e ; Au bon aréït, l^ d'^libiëlk jidHfteia'ri ; Pierre Vébbii, feUt pbdr lui là fewehfe; Monssblët, là itâlibhe d'iiki ^dïé, Henri de Kbbï: Ife saliHlé d'une gH^W; Et moi, l'auteur; liti ké Ibti't fiîîê.
Philippont.
Ah! si j'ëtais Dum^ç, i^\x^. qi^|gç çjft la t^im§>^
Du siècle de Louis quinze pu ^g Çat^inq,
Dans cps vers à ren^pljr j*^^^aj§ ïrii^ tqi^tçi i^^ç çE^e ;
Mais mon pauvre cervea^ ^^ vaiq çhejç|^2^ fowj^Çt.
Lorsque Dum^§ ^Çfit, qyec Vf!?prH Hiptifljç :
Ses œuvres ont du poids pfè§ î^e tout cjjojj^w ;
H sait fort à propos ^p^fler dUê^^^ PP.^R 4'f.W5fe>
Et tour-à-tour }\ est cathpUqi\p oi| p^itet^.
Qu'il parle de César ou ^'me r^iraij^lle^
Il sait être éloquent comoiQ était Mirab^a,u :
Je ne saurais citer upe plx^nie plw? beUe, :
De la littérature c'est \ç pimhem
Tout le monde, je crois, connaît sop Qre^Éte,,
Qui charme, j'en suis sûr, madatï^çi Gahrio :
J'aime en Dumas surtout la vive n;pQtritifi,^
H traiterait, je crois, môi^e de Magic
Pour moi je ne saurais ni décrire une p>gue^
Ni donner des conseils pour rôtir un /aisan ;
Je n'oserais vraiment vous causer dei lai %t(^
Et reste' court devant la rime parw^esaw.
Mais je suis fort très-fort pour cueillir la îjQ^el^ç,
Pour sabler le bon vin découper up j^ç,tê i
Je captive avec art le cœur d'uue grwtU^,
Mais je tourne les vers comité un âne hâ,tè,
A. TOURTO.
Comparez vengeance de femme
Aux crimes de Catilina,
Et les trésors d'une belle âme
Aux grimaces de Fouina ;
Dites que maint d'entre nous jongle
Avec le mot de citoyen,
Ou qu'on repolit avec Vongle
Les chefs-d'œuvre du temps paien:
Dites aussi que mirabelle
Est féminin de Mirabeau,
Que souvent laide paraît belle
A la lumière d'un flambeau ;
Mais ne dites pas qn'Orestie
Égala jamais Gabrio,
Dont la charmante repartie
Vaut les grands coups ^e Vagio,
Autant vaut comparer la figue
Aux friands morceaux du faisan,
Et les alarmes de la ligue
Au far niente parmesan.
Si vous dînez d'une noisette.
Je préfère un petit pâté
Et la croix d'or de la grisette
A celle de l'âne bâté.
Lis. Marie.
Cherchez au fond de tout, vous trouverez la femme :
Gracchus est un tribun, comme Catilina;
Mais Cornélie à Tun avait donné son âme,
Sempronie, au contraire, Euménide, fouina
Au fond des passions de Thistrion qui jongle
Et lui fit oublier qu'il était citoyen !
Cléopâtre a marqué deux Césars de son ongle ;
Une femme inspirait Horace le paieu^
Lydie aux yeux dorés comme la mirabelle.
Au seuil du fort de Joux, où gémit Mirabeau,
Une femme apparaît, plus touchante et plus belle
Que Psyché dans la nuit promenant son flambeau.
Le bras d'Oreste était poussé par Orestie.
Dumas, qui les chanta, surnomma Gabrio
Madame Dash. Ozy, prompte à la repartie.
En quittant le théâtre, aborda l'agio.
A Gautier, son poëte, offrit-elle une figue,
Des fleurs de son jardin, un sourire, un faisan ?
Montpensier, qui boitait, fut Tàme de la Ligue.
La reine Elisabeth damna le Parmesan.
Et le bon Paul de Kock, en cueillant la noisette,
En chantant les repas composés d*un pâté^
Pour muse jeune et fraîche avait une grisette^
Et pour courir les bois un Pégase bâté.